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Guinée: plusieurs trafiquants d’êtres humains libérés sans procès (exclusif)

Ils avaient été arrêtés et interrogés sous procès-verbal le 29 septembre 2017. Ils étaient au total 22 personnes accusées de trafic d’êtres humains. Certains d’entre eux ont recouvert leur liberté sans être jugés, a-t-on appris.

A en croire notre source, Abdoulaye Bangoura, un rasta man, détenu sur les mêmes faits déambulerait dans les rues de Conakry sans être inquiété. Il aurait même célébré son mariage entouré de ses proches au mois de décembre dernier. Au même moment, le cerveau présumé du trafic a été arrêté par les services de sécurité Ghanéens. Informaticien-infographe, Daniel Koma Béavogui est installé au Ghana. C’est à partir d’Accra avec l’appui de ses complices installés à Conakry qu’il faisait voyager des femmes au Koweït pour effectuer des travaux ménagers. Selon nos informations, des tractations sont engagées pour son extradition.

Trajet d’enfer

En Guinée, le réseau du trafic d’êtres humains est complexe mais  bien organisé. Pour le cas du réseau démantelé par les services du Colonel Tiegboro Camara, toute une panoplie d’acteurs est impliquée.  La chaine commence du Koweït en Guinée en passant par le Sierra Leone. Daniel Koma Béavogui, recrute des femmes en quête d’emploi au compte d’une société de recrutement implantée à Koweït City. Avec des faux papiers (attestation de congés, bulletins de salaire, …) issus d’une entreprise fantôme, les femmes obtiennent du visa via l’ambassade de l’Iran à Accra. La République islamique d’Iran est un pays de transit pour ces femmes qui rêvent de travailler au Koweït. A en croire un membre des services spéciaux, deux femmes ont été bloquées à Téhéran. Sans sous, elles auraient été installées dans un hôtel pendant une semaine. Ayant été essoufflées, elles ont pris la fuite pour prendre un taxi à destination de l’ambassade qui a payé leur frais de déplacement.

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Traitements inhumains

Ces deux femmes auraient eu la chance de ne pas rejoindre l’enfer koweitien où plusieurs africaines sont plongées. Ils sont nombreuses les guinéennes à vivre dans cet enfer terrestre. Une fois à l’aéroport international de Koweït, les employeurs confisquent les passeports des futures domestiques en complicité avec les trafiquants. Dans les maisons, le rêve de ces africaines se transforme en cauchemar. La domestique doit nettoyer seule une gigantesque maison. Une petite faute professionnelle peut facilement amener l’employeur à bastonner, humilier et parfois violer la femme de ménage. Plusieurs d’entre elles sont régulièrement victimes de violences physique et sexuelle. Au Koweït, une simple dispute avec l’employeur peut amener la domestique en prison. Une dizaine des femmes croupissent dans les prisons koweitiennes.

Alpha Oumar Diallo pour Aminata.com

alphanyla@gmail.com

+224 656 391 976

 

Apropos Alpha Oumar Diallo

Alpha Oumar Diallo est journaliste de formation. Issu de l'Institut Supérieur de l'Information et de la Communication (ISIC), ce jeune pétri de talents et d'objectivité a travaillé dans de nombreuses rédactions en Guinée et a collaboré avec de médias étrangers. Passionné de l'écriture, il traite régulièrement des sujets d'actualité en toute impartialité et fait des analyses objectives.

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