Guinée : les légalistes emprisonnés, les putschistes en liberté!

Une voiture brulée au beau milieu de la route lors d'une violente manifestation
Une voiture brulée au beau milieu de la route lors d'une violente manifestation

Sacré régime. Koundounoh et Sanoh, Bill de Sam et consorts tous emprisonnés pour un crime de lèse majesté: celui de défendre la constitution par le biais des dispositions de la même constitution qui stipule que tout Guinéen a le droit de manifester; voir article 10:

(Tous les citoyens ont le droit de manifestation et de cortège.

Le droit de pétition est reconnu à tout groupe de citoyens.

Tous les citoyens ont le droit de former des associations et des sociétés pour exercer collectivement leurs droits et leurs activités politiques, économiques, sociales ou culturelles. Tous les citoyens ont le droit de s’établir et de circuler sur le territoire de la République, d’y entrer et d’en sortir librement.)

On nous chante tous les jours que nous sommes en démocratie. Ne valait-il pas mieux de claironner que nous sommes en demon-cratie?

Chez nos voisins de la sous région , plus précisément au Niger de Issoufou , un ami de longue date de notre Prac national, on arrête tout promoteur de tripatouillage constitutionnel et on le juge.

Chez nous, c’est l’inverse.

Ce qui se passe en Guinée n’est rien que de la foutaise dans la dictature à tendance tyrannique. C’est le seul pays au monde où les cancres et les pyromanes ont la voix au chapitre. Le seul pays au monde où les ignorants trônent sur le reste du peuple avec la complicité de certains psoeudo intellectuels corrompus et criminels.

Cependant, suite à la manifestation du 14 octobre 2019, nous avons de quoi être fiers et contents pour le moment : le peuple a engrangé un énorme point, une victoire disons.

Car si hier le Prac chantait par-ci que c’est le peuple de Guinée qui décide et argumentait par-là que le peuple est souverain, aujourd’hui, suite au message fort , à lui envoyé, le 14 octobre 2019, il a sorti le mot peuple de sa défensive fragile et fragilisée pour y mettre Dieu . Et comme Dieu est celui qui créa le peuple et l’orienta avec plus ou moins de raisonnement, ce même Dieu qui a sorti le peuple de la tête ou de la bouche du Prac, ne tardera d’en sortir lui aussi. L’espoir est permis et la victoire est proche.

Maintenant que la dictature a mangé Sanoh , koundounoh et Cie, il est l’heure de la restructuration du mouvement. Mettons des hommes déterminés pour la cause pour en assurer la brillante victoire si proche. L’heure est venue pour notre Monenembo International de prendre le relai ou disons de jouer un rôle de gros plan pour ne pas dire de premier plan. Que Foniké Mangué soit épaulé le plus vite. Que le reste du vide soit comblé . Parlons. Prenons la parole le plus souvent. Planifions des actions à chaque seconde . Ne reculons d’aucun iota. Assistons les familles de nos prisonniers et autres victimes. Nos morts, nos assassinés disais-je. Que ces dites familles ne manquent de rien sur les plans psychologique ( moral ) et matériel.

Faisons sortir d’autres Sanoh en pensant à nos juristes et autres avocats qui connaissent les rouages du système.

En attendant la victoire finale, que le pool d’avocats en charge du dossier interjette appel. Que nos assassinés qui sont aux cimetières ou dans les morgues, que nos blessés qui sont encore alités dans les hôpitaux ou dans les maisons , que nos prisonniers soient tous fiers de nous. Méritons leur confiance qui leur vaut tous ces sacrifices dignes de patriotes incontestables.

Rendez-vous le jeudi 24 octobre 2019 avec en tête de cortège les leaders du Front qui doivent refuser de rester chez eux pour se faire prendre en otage sous couleur de confinement ( à moins qu’ils ne s’y plaisent ) pour un message plus que solennel à l’endroit du Prac comme il en a encore besoin. Sa décision en dépendrait.

Unis et solidaires, nous vaincrons.

Boubacar Barry

Citoyen Guinéen pour la vraie démocratie.