Lors du meeting de l’opposition lundi 31 juillet à Kagbelen, le chef de file a accusé Alpha Condé et son gouvernement d’avoir fait perdre plus 100 mille emplois à la Guinée, en renonçant à la construction d’usines d’alumine dans le pays.

Le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a révèlé, qu’en renonçant à la construction d’usines d’alumine sur son littoral comme cela était prévu dans les années 2000 par le régime du général Lansana Conté, la Guinée était en train d’exporter des emplois. «Ils ont décidé de renoncer de construire des usines d’alumine alors que nous avions dans les conventions, des engagements fermes des multinationales de transformer notre bauxite en alumine sur place».

Tous les gouvernements ‘‘responsables’’ à travers le monde, a souligné l’opposant, comme l’Indonésie, la Malaisie ont décidé de privilégier la transformation sur place au lieu de l’exportation de la bauxite brute. «C’est au même moment que le gouvernement guinéen apporte des amendements dans des conventions qu’on avait signées depuis les années 2000, libérant complétement les multinationales de leur obligation de transformer notre bauxite sur place».

Le gouvernement guinéen se fixe l’objectif d’exporter 70 millions de tonnes de bauxite par an. Alors que «si celle-ci était transformée sur place, c’est 100 mille emplois c’est à dire 35 fois l’usine de Fria. C’est irresponsable de renoncer à ça. Lorsqu’on vous dit que le développement dépend de la qualité des politiques publiques, en voilà un exemple. A cause de la corruption, ils ont décidé de modifier les conventions. La construction des usines aurait lancé l’industrialisation de notre pays avec toutes les conséquences positives sur l’économie guinéenne», a-t-il indiqué.

Dans le secteur de l’électricité, Cellou Dalein Diallo accuse Alpha Condé d’avoir sciemment attribué un marché de gré à gré à Asperbras, «une entreprise qui n’avait ni les compétences techniques, ni la surface financière pour l’exécuter. L’appel d’offres qui était lancé a été annulé pour attribuer ce marché à cette entreprise qui était soutenu par le cercle de la présidence. Incapable de livrer la centrale à l’échéance prévue dans le contrat, l’Etat a continué a payé des avances et l’argent a été distribué. Lorsqu’on a renoncé 3 ans après, aucune poursuite, aucune indemnisation, aucune pénalité n’a été réclamée par le gouvernement guinéen».

Si les guinéens souffrent «de mal nutrition, de faim, d’injustice, de discrimination», c’est, selon Cellou Dalein par manque des bonnes politiques publiques. «On est en train de compromettre l’avenir de la jeunesse en aggravant le sous-emploi au lieu de mener des politiques publiques susceptibles de créer de l’espoir pour la jeunesse».

Abdoul Malick Diallo

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