Les femmes syndicalistes guinéennes ont organisé une marche pacifique, ce mardi 5 décembre 2017 à Conakry pour marquer la journée internationale de la lutte contre les violences basées sur le genre instituée par les Nations Unies, le 25 novembre de chaque année. Les femmes venues des centrales syndicales USTG, CNTG, SLECG et autres structures féminines ont mis cette journée à profit pour dénoncer les violences que subissent les femmes dans leur foyers mais aussi dans certains services.

C’est à travers des slogans comme : « Stop aux violences faites aux femmes en milieu de travail ; Vive l’inter centrale syndicale USTG, CNTG ; Vive les femmes pour que vivent les hommes ; Vive les femmes de la Guinée » que ces femmes vêtues de lepi, tissu en cotonnades et teint en indigo et portant des écharpes sur lesquels on pouvait lire, « Non à la violence » ont entrepris leur marche de la bourse du travail à la Blue zone de Kaloum (centre administratif).

La Secrétaire générale de l’inter centrale USTG, CNTG, Sofi Kourouma à la tête de ses camarades syndicalistes a annoncé les activités à entreprendre dans le cadre de la lutte contre la violence faites aux femmes : « les organisations syndicales veulent un monde pacifique, où la justice, légalité entre les femmes et les hommes ainsi que les droits des personnes prévalent. Et où la discrimination appartient au passé. Le temps est venu d’un sursaut collectif de toutes et de tous. En 2018, l’organisation internationale du travail va promouvoir un instrument normatif contre toutes les violences faites aux femmes », a-t-elle annoncée.

Les hommes ne sont pas restés en marge de cette célébration. Nombreux sont ce qui leur ont apporté solidarité dans le combat qu’elles mènent. C’est le cas du secrétaire général du Ministère de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et du Travail, Michel Sovogui et du président de la fondation Djériba Diaby.

Pour le secrétaire général : « chaque matin que je suis sorti pour aller à mon bureau à 5 h du matin, les premières personnes que je rencontre à 99% sont des femmes. Cela, dans l’intérêt de vos enfants que nous sommes, de vos époux que nous sommes, sans vous la paix n’a pas sa place », a-t-il reconnu.

Elhadj Djériba Diaby a renchéri en ces termes : « Je suis très honoré de venir assister à cette cérémonie pour écouter les femmes braves qui travaillent nuit et jour. Car, aujourd’hui c’est leur grand jour. Les violences faites contre les femmes ces les violences faites contre les hommes. Parce qu’il n’y a pas d’hommes sans femmes. Elles sont nos mères, nos sœurs, nous devons les respecter ».

De leur côté, les présidentes de la Commission Défense et Sécurité de l’Assemblée Nationale et de la Délégation Spéciale de Kaloum ont exprimé leurs sentiments. Honorable Djenè Saran Camara et Mahadi Camara. « Nous sommes là aujourd’hui en tant que parlementaire pour soutenir ces femmes qui ont l’initiative de célébrer cette journée internationale » a dit la députée.

Quant à Mahadi Camara elle dira : « je suis très heureuse de participer à cette célébration avec mes collègues, raison pour laquelle, je leur demande d’appliquer la loi pour protéger davantage les femmes, mais aussi de continuer la sensibilisation ».

A rappeler qu’une prestation artistique et un sketch ayant pour thème la lutte contre les violences faites aux femmes ont été présentés. Ceci pour sensibiliser davantage les femmes dans leur combat.

Oumar M’Böh pour Aminata.com

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