15 femmes cloîtrées dans une salle attendent un même traitement,compagnes d’infortune, elles trainent toutes la même maladie qui leur a valu d’être des parias.Hormis elles,seuls leurs médecins traitant peuvent sonder l’ampleur du mal qu’elles ont:

Docteur Kindy Diallo chef de l’unité de traitement des fistules obstétricales a confié à notre rédaction :

<<cette mal odeur fait que ces celles sont rejetées, personne ne veut ce qu’elles font,si elles préparent  personne ne touche et quant elles vendent personne n’achète>>

Le plus souvent les femmes portant des fistules  vivent dans des zones enclavées presque même coupées de la civilisation et de la médecine moderne.Alors chaque accouchement y est un combat et le traumatisme natal emporte bon nombre de nourrissons s’ajoutant à un mal qui vous suit parfois la vie durant a expliqué Fatoumata Bamba Diallo:

<<je me suis battu contre la douleur pendant 5 jours et les matrones villageoises ont opté pour une extraction du bébé, cette opération m’a causé d’atroces douleurs>>

Venue au chevet des malades l’ONG  femme développement et défense des droits humains Moussa Yero Bah en toute modestie a placé quelques mots:

<<on leur a juste apporté des serviettes hygiéniques, des dentrifices,des brosses, c’est symbolique elles ont besoin de beaucoup plus>>

Certaines femmes sont isolées par leur communauté pendant trois ou 4 décennies si elles ne sont traitées. Celles qui ne sont pas rejetées par leur mari peuvent être réinsérées après le traitement a fini par dire le chef de l’unité de traitement.

Pour rappel une mineure victime d’un viol collectif en 2015 à Conakry devra bientôt intégrer le centre.

Ousmane K.Tounkara

 

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