Les élève  de  la  cité  de  karamoko Alfa  ont  déferlé dans  les  rues  ce  mercredi 6   décembre 2017.Objectif :  réclamer  un  traitement  similaire  entre  les  privées  qui  font  cours  et  les  écoles  publiques dont  les  élèves  sont  terrés  à  la  maison.

C’est scandant  des slogans comme  « Alpha zéro » ou  « enseignants  zéro » qu’ils  ont rallié au  pas de course  Kouroula  le  siège  de  l’administration  et  notamment  de  l’IRE  et  de  la  DPE.

« nos  on  n’étudie  ps  et  notre  professeur vient  de nous  laisser  pour  aller dispenser  son  cours  dans  une  école  privée » s’est  alarmé  un  jeune  élève.

Dieng  Saikou  Oumar  élève  d’une  école  privée explique  qu’il suivait  tranquillement  le  cours  quand  une  clameur  venue  de  l’extérieur et  sans  cesse  montante   a jeté la  peur  sur  ses  condisciples  qui  ont  pris  la  clé  des  champs.

Sous  le  sceau  de  l’anonymat un  autre  élève a  dénoncé  le  deux  poids  deux  mesures  des  enseignants. « Ils disent  qu’ils  sont  en  grève  et  vont  donner  cours  chez  les  privées »

La  marche  était censée  être  pacifique  mais  ne  la  pas  été  autant  que  ça  car  des  roues  ont été flambées sur  certaines  routes et  des  projectiles  ont  été  lancés  par  les  grognards.

Formalisé  la  semaine dernière, le collectif  des enseignants de  Labé clamant  son  soutien  à  Aboubacar  Soumah  est  soupçonné par  certains  d’instrumentaliser  des  élèves  pour  qu’ils  mettent  la  pression  aux  enseignants qui  ne  veulent  se  solidariser. Notre  rédaction  a  directement  posé  la  question  à son  président  Mamadou  Oury  Hawa Diallo qui  a  répondu  sans  ambages :

« vous  voyez, je viens juste  de  me  réveiller ,je  ne  suis  même  pas sorti  d’une  certaine  situation donné je  n’ai  appelé  les enseignants  qu’à  rester  chez  eux … »

Du côté des  autorités  de  l’éducation  c’est  motus  et  bouche  cousue et  l’APEAE comme  à  son  habitude est  muette  comme  une  carpe .

Au moment  de  quitter  sous  presse  les  environs  des  sièges  de  l’IRE  et  de  la DPE étaient  quadrillés par les  forces  de  l’ordre  qui  montaient  le  guet.

                                                                                                                                        Ousmane  K. Tounkara

 

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