Aboubacar Soumah du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG)
Aboubacar Soumah du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG)

Dans une sortie médiatique ce mercredi 15 février 2018 Aboubacar Soumah secrétaire général du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) déclencheur de la grève des enseignants a envoyé un message fort au gouvernement guinéen.

Monsieur Soumah a d’entrée félicité et encouragé les enseignants pour avoir observé le mot d’ordre de grève.

Il a ensuite fait savoir que le chef de l’État lui a envoyé des émissaires pour négocier mais le patron du SLECG a exclu toute négociation avec Alpha Condé.

“Je n’aime pas l’affronter. S’’il veut discuter avec moi, qu’il m’envoie ces ministres-là qui sont mes interlocuteurs avec lesquels je peux débattre mais avec lui je ne peux pas discuter”, affirme le patron du SLECG.

Aboubacar Soumah accuse et menace

Tout le problème c’est Albert Damantang Camara (ministre du travail et de l’enseignement professionnel) et Ibrahima Kalil Konaté K au carré ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation qui ne maitrisent pas les lois régissant le fonctionnement d’un syndicat. Ils sont en train de défendre leurs amis qui sont Sy Savané et compagnie. Parce qu’ils les ont achetés. Ils sont dans leurs poches. Ils ne défendent pas les intérêts des travailleurs mais ils défendent leurs intérêts. C’est pourquoi ils disent qu’ils ne nous reconnaissent pas et comme ils ne nous reconnaissent pas, nous allons rester sur notre position jusqu’à ce qu’ils nous reconnaissent”, a-t-il lancé.

Et le camarade Soumah de poursuivre: “Si au bout d’une semaine, on n’est pas reconnu et appelé pour négocier, on va demander leur départ. Ce délai passé, même si nos revendications sont satisfaites, nous demanderons le départ de ces deux ministres, et tant qu’ils seront à leurs postes la grève restera maintenue”.

Mamadou Aliou Barry pour Aminata.com

PARTAGER