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Grève, discours radicaux, 20 milliards, élections communales: Ibrahima Kalil Diallo, président du CJSAP dit ses vérités

Ibrahim Kalil Diallo, président du Collectif des journalistes pour le soutien des actions présidentielles, CJSAP
Ibrahim Kalil Diallo, président du Collectif des journalistes pour le soutien des actions présidentielles, CJSAP

Les dernières semaines ont enregistré des sujets polémiques. Entre la grève des enseignants où le chef de l’Etat a choisi la fermeté et le discours du député Aly Nabé appelant à massacrer, l’actualité de la Guinée a été riche en revirement.

Au lendemain de la suspension de la grève qui a paralysé le secteur de l’éducation, Aminata.com a interrogé Ibrahim Kalil Diallo, président du Collectif des journalistes pour le soutien aux actions  présidentielles, (CJSAP). Au micro de notre reporter, il a donné ses différentes positions sur les sujets brulants de l’actualité. Lisez.

Grève des enseignants

C’est un sentiment de satisfaction et de joie qui m’anime. Comme vous le savez, nous avons toujours été contre les grèves avec ses conséquences qu’elles peuvent engendrer. Notre constat est qu’à chaque fois qu’il y a des grèves, que ça soit des manifestations politiques, il y a toujours des victimes, des pertes en vies humaines et des dégâts matériels importants. Et cela, sans compter de la paralysie de l’économie nationale. La Guinée est un pays sous-développé, nous avons besoin vraiment de la paix et de la stabilité pour amener ce pays de l’avant. Pendant trois semaines, les enseignants ne vont pas à l’école. Cela a posé beaucoup des problèmes, trois personnes ont été tuées. Je crois que si les syndicalistes avaient privilégié le dialogue on aurait pu économiser ces morts et ces dégâts. L’autre aspect qu’il faut comprendre, ce que ce n’est pas un problème entre le gouvernement et le syndicat. C’est un problème entre syndicalistes. Il faut comprendre que c’était une grève illégale dans la mesure où c’est une faction du syndicat qui l’a déclenchée. Les autres centrales syndicales notamment la CNTG n’était pas unanimes à cette grève. Il n’y avait même pas d’unité au sein même du syndicat. C’est la faction d’Aboubacar Soumah qui l’a déclenché. Il faudrait que dans un pays de droit, de démocratie qu’on respecte les normes pour déclencher toute grève. Quand vous voulez déclencher une grève, il y a de la procédure à suivre. Moi personnellement j’ai suivi le déroulement de la grève, j’ai même accompagné le Conseiller juridique du ministère de l’éducation pour faire de communication là-dessus. Il ne faut pas jouer avec l’avenir de nos enfants.

Leçons à tirer

Ce ne sont que des conséquences négatives. Plus de trois semaines nos enfants n’ont pas été à l’école, c’est une perte. Comment on peut rattraper ça, on ne sait pas. Ça ne sera pas facile de rattraper cela. Il y a beaucoup des gens qui n’ont pas pu aller à leur lieu de travail parce qu’à un certain moment, les routes étaient barricadées. Dans certains endroits, il y a eu de la casse. Il y a eu morts d’homme. De l’autre côté, sur l’aspect économique, on ne sait pas combien l’Etat a perdu pendant ce mouvement de grève. C’est des conséquences vraiment négatives qu’il faut déplorer. Je suis d’avis qu’on améliore les conditions de vie des enseignants, c’est normal. Il faut mettre dans des meilleures conditions ceux-là qui préparent l’avenir de nos enfants. Je crois qu’il serait mieux de se focaliser sur certains axes. Par exemple, demander au gouvernement ou aux partenaires de construire des logements sociaux ou faciliter des prêts bancaires pour permettre aux enseignants d’avoir du véhicule, de maisons quand ils le veulent. Je crois que si l’Etat pouvait prendre des dispositions pour créer ces conditions, ça pourrait vraiment éviter ce genre de problèmes.

Élections communales

Comme vous le savez, depuis qu’on a lancé ce mouvement, nous avons soutenu corps et âme le Président de la République, les actions présidentielles sans condition. On s’est engagé à accompagner le Président parce que nous estimons qu’aujourd’hui il est l’incarnation du pays. C’est lui qui peut faire des projets de développement. Nous estimons qu’il est nécessaire de l’accompagner et l’encourager pour mettre en œuvre son programme. Pendant les élections présidentielles de 2015, on s’est investi, on a utilisé les différents canaux de communication, au niveau des journaux par exemple pour sensibiliser les populations pour qu’elles votent pour le candidat du RPG arc-en-ciel, qui a finalement été réélu. Pendant ces élections communales aussi, nous allons déployer les gros efforts que ça soit à Conakry ou à l’intérieur du pays pour la victoire du RPG. Nous avons fait de campagne de communication, de campagne de sensibilisation pour inviter à voter pour les candidats du RPG aux différentes localités.

 

Les 20 milliards de dollars

C’est un sentiment de joie pour moi comme tout patriote réfléchi. On ne peut pas construire un pays sans de l’argent ni un projet de développement sans de l’argent. Aujourd’hui, il y a beaucoup de projets qui sont en cours: routes, grandes universités, hôpitaux. Le Président Alpha Condé compte tenu de son sens de responsabilité et de son caractère diplomatique il a réussi avec son gouvernement à signer un accord cadre avec  la Chine pour avoir de l’argent afin de mettre en œuvre ces projets. Il ne faut pas oublier un aspect très important qui est l’emploi jeune. Tous ces projets suscitent de l’emploi jeune et des mains d’œuvre.

 

Massacrer pour instaurer l’autorité de l’Etat

Je crois que quand on incarne une position sociale il faut être responsable, il faut savoir ce qu’on doit dire, il faut savoir ce qu’on doit faire. Un député, c’est un élu, un représentant du peuple. Il est censé défendre les intérêts de la population et non pas de faire des attaques contre cette même population. Personnellement je suis contre ces propos qui incitent à la haine ethnique ou religieuse. Pour aider le Président de la République, il ne faut pas insulter les gens. Quand on veut l’aider c’est d’accomplir les missions qu’on doit faire. Il est député, il n’a qu’à faire de propositions de loi dans l’intérêt de la nation.  Il n’a qu’à savoir que lui aussi a une famille guinéenne. Je suis contre ce genre de déclaration, c’est contraire à l’éthique. Nous condamnons fermement avec la dernière énergie ces propos.

AMINATA.COM

 

Apropos Alpha Oumar Diallo

Alpha Oumar Diallo est journaliste de formation. Issu de l'Institut Supérieur de l'Information et de la Communication (ISIC), ce jeune pétri de talents et d'objectivité a travaillé dans de nombreuses rédactions en Guinée et a collaboré avec de médias étrangers. Passionné de l'écriture, il traite régulièrement des sujets d'actualité en toute impartialité et fait des analyses objectives.

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