L’Union des forces républicaines (UFR) qui a un poste portefeuil de l’actuel gouvernement Mamady Youla vient de faire des propositions économiques et financières pour inciter des “investissements directs étrangers” en Guinée.

Dans cette feuille de route, le parti de Sidya Touré sollicite d’importantes réformes pour “induire un véritable processus de développement”. Lisez.

 

L’application des réformes économiques et financières adoptées en Guinée dans le cadre des programmes convenus avec les IBW ( Institutions de Bretton Woods) se sont caractérisées par de brèves périodes de bonnes performances suivies de dérives, parfois induites par des chocs externes mais aussi souvent, par un manque de volonté politique : les causes de ces insuffisances résident dans l’opacité des pratiques de contrôle, un environnement de corruption alimenté par l’impunité, la faiblesse des capacités de gestion et l’insuffisance de conditions incitatives pour les investissements directs étrangers.

Le poids du secteur public demeure encore important dans l’économie nationale, l’Administration publique est peu efficace du fait de l’absence de motivation chez les fonctionnaires qui ne disposent pas des moyens à la réalisation de leurs missions. La gestion macro-économique souffre de faiblesses de capacités en matière d’anticipation et d’orientation de politique : si la Guinée s’est souvent dotée d’une vision à long terme, le constat est que les actions conduites ne s’intègrent pas dans cette vision et n’ont pas la pérennité nécessaire pour induire un véritable processus de développement.

Notre action en la matière va consister à :

Faire une reforme profonde des administrions financières ;
Faire rupture avec les gestions budgétaires passés par l’instauration des budgets programmes appuyés par la décentralisation budgétaire tel que prévu par la nouvelle loi organique de finances;
mener une politique économique et financière qui donne la priorité aux secteurs de production, porteur de croissance et à favoriser un climat propice à l’investissement privé ;

assurer un développement économique équilibré de la Nation par une répartition équitable de la richesse nationale ;
mettre en œuvre des politiques sectorielles qui favorisent une croissance forte et durable grâce à une gestion transparente dans le cadre d’une bonne gouvernance institutionnelle ;
réhabiliter les chambres consulaires et en faire des partenaires privilégiés dans la définition et la mise en œuvre des politiques économiques ;
lutter efficacement contre la corruption en renforçant les contrôles et en sanctionnant les responsables de malversations ;

renforcer la coordination des régies financières, assurer une bonne discipline budgétaire et une gestion transparente des finances publiques ;
maintenir des relations de qualité avec les partenaires extérieurs en honorant scrupuleusement les obligations prises par l’Etat dans le cadre des programmes de coopération ;

mettre en place une nouvelle politique de gestion de l’aide ;
Promouvoir une économie de marché et de mondialisation des échanges ;

Cellule Com UFR

 

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