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Développement de Kakandé : des pistes de solution proposées par un consultant sénior à la Banque mondiale

A l’occasion du lancement de la première édition de la nuit de Kakandé lancée le 15 décembre dernier à Kamsar par la structure News Staff Communication, un consultant sénior à la Banque mondiale et spécialiste des relations communautaires a accordé une interview à notre rédaction où il a interpellé les populations de cette région par une proposition des pistes de solution pour le développement de Kakandé (Boké).

Selon M. Diallo Amadou Laouratou pour le développement de Kakandé, d’abord, il faut qu’il y ait une prise de conscience de l’ensemble des fils de Kakandé pour comprendre qu’aujourd’hui, le développement, est une question locale. Donc personne ne peut quitter ailleurs pour venir développer Kakandé. Il faudrait que les fils de Kakandé se donnent la main, qu’ils aient la volonté, qu’ils fournissent leur moyen et leur volonté pour le développement de Kakandé.

« D’abord voyons qu’est-ce que Kakandé a comme potentialité du point de vue agricole. Il y a plus de 122 000 hectares qui sont cultivables, aujourd’hui, l’énergie est à vendre ici à travers l’énergie solaire, il y a la possibilité de développer un micro barrage du côté de Cogon qui va fournir de l’électricité au niveau de toute la zone, il y a aussi des questions d’entreprenariat, avec l’existence d’une main d’œuvre localement avec des jeunes plus ou moyen former mais qui ont quand même la volonté de travailler. Donc, du coup, je me dis que pour le développement de Kakandé, il faut intégralement associer les secteurs agricoles, le secteur de l’élevage, le secteur de la pêche et le secteur du tourisme. Surtout que je voudrais insister sur ce secteur de tourisme qui n’est pas valorisé, alors qu’il y a des sites très  touristiques dans la région de Boké ».

Plus loin dans son intervention le consultant sénior a lancé un appel aux jeunes de Kakandé : « Mon appel, c’est la formation et la recherche de l’excellence, la recherche de la compétence. Aujourd’hui, dans la région de Boké, il y a 14 entreprises qui sont entrains d’évoluer. Mais aujourd’hui, ça fait que les entreprises n’ont pas assez de temps pour former, mais, elles ont le temps pour renforcer. Donc, il faudrait que les jeunes de Boké qu’on se lève pour dire qu’il ne faut pas se taper la poitrine pour dire que cette bauxite nous appartienne. Ce qui me fait mal, même s’il y a des fils de Boké qui sont compétents, malheureusement, ils sont relégués au deuxième rang ou au dernier rang », a-t-il dénoncé avant d’ajouter :  « Moi je n’ai pas le complexe de le dire, aujourd’hui, à Boké on dirait que les jeunes de Boké ne mérite que deux postes, être gardien ou être chauffeur au niveau des sociétés minière. Donc, moi je suis en train de faire des recherches pour trouver est ce que dans ces sociétés là, vous allez trouver quelqu’un de Boké qui est sur intendant ou qui est  superviseur dans une compagnie minière. Je crois que ça n’existe pas, mais c’est un droit. Ce droit-là, on ne va pas l’obtenir comme ça, il faut qu’on se batte pour l’avoir », a renchéri M. Diallo.

Cette première édition de la nuit de Kakandé consistait à inviter cette communauté d’échanger  dans le cadre du développement de leur localité et en même temps l’instauration de la paix et la quiétude sociale.

Ibrahima Sory BARRY pour Aminata.com

Tel : (+224) 656 77 52 34

Apropos Alpha Oumar Diallo

Alpha Oumar Diallo est journaliste de formation. Issu de l'Institut Supérieur de l'Information et de la Communication (ISIC), ce jeune pétri de talents et d'objectivité a travaillé dans de nombreuses rédactions en Guinée et a collaboré avec de médias étrangers. Passionné de l'écriture, il traite régulièrement des sujets d'actualité en toute impartialité et fait des analyses objectives.

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