Quatre femmes guinéennes qui ont décroché des bourses pour aller poursuivre leurs études en Iran se sont faites rapatrier injustement à l’aéroport de Casablanca (Maroc) depuis quelques semaines. Après trois jours de détention sans aucun soutien des autorités guinéennes et l’ambassadeur de la Guinée au Maroc, Aboubacar Dione, les jeunes dames ont regagné finalement leur bercail Guinée-Conakry depuis plus de deux semaines.

Malgré la formalité qui autorise ces étudiantes de l’université Al-Moustapha international sise à Cimenterie dans le commune de Dubreka d’aller poursuivre leurs études à l’étranger, leur rêvé pour cette fois-ci a été brisé dès qu’elles ont descendu de leur vol au Maroc, elles ont été empêchés de façon injuste de continuer leur voyage.

Notre rédaction les a rencontré cette semaine afin qu’elles expliquent leur mésaventure avant d’être rapatriées.

Nous vous proposons l’intégralité des explications de leur porte-parole, Taibou Barry : «  on a eu des visas dans des bonnes conditions pour aller poursuivre nos étudies en Iran. On avait tous nos dossiers au complet comme nos lettres d’invitations envoyées par l’université où on devait aller en Iran et nos lettres de recommandations de l’ambassadeur de l’Iran en Guinée.

Nous sommes quittés ici dans les bonnes conditions, arrivées au Casablanca (Maroc), ils nous ont demandé nos passeports, ils nous ont posé quelques questions à savoir ce qu’on partait faire là-bas.  On a dit qu’on part pour les études et puis, ils nous ont demandé nos tickets d’embarquement, ils nous ont dit d’attendre 30 minutes qu’ils vont nous revenir, on a attendu quelque chose de 2 heures du temps comme on a vu qu’ils ne venaient pas, nous on n’ait parti vers eux, on les a demandé ce qui n’allait pas, ils nous ont dit qu’on devait avoir 1000 dollars chacune sur nous.

En ce moment, on a appelé en Guinée et un peu partout, l’argent a été rassemblé.  L’argent même était prêt pour le retrait, on les a dit que l’argent est déjà prêt pour le retrait, ils ont encore dit que non, il faut qu’on change de billet d’avion parce qu’on avait pris le trajet Conakry-Casablanca, Casablanca-Quatar, Quatar-Téhéran.  Maintenant, ils nous ont dit de changer de billet soit ont part sur Emirate ou sur Turkish, ça c’était le deuxième jour. Ça aussi il y a eu des démarches à faire.

On était sur ça jusqu’au soir, mais le temps était trop restreint. Nous avons jugés nécessaire d’attendre le lendemain. Là aussi, on nous a dit que ce n’est plus 1000 dollars, c’est 1500 dollars. On les a demandé pourquoi ça, ils nous ont dit qu’il faut qu’on cherche ça. On a réussi à réunir tout ça aussi, on a délégué une d’entre nous pour aller retirer l’argent, elle est parti avec un agent de sécurité de l’aéroport jusqu’au portail, à la sortie un de leurs chefs a dit qu’elle ne doit pas sortir, que même si nous retirons des milliards et que nous passons des années à l’aéroport nous n’allons pas passés. On les a demandé pourquoi, ils n’ont rien dit.

On avait demandé aussi l’aide de l’ambassadeur de la Guinée au Maroc, mais ça n’a pas été fait, il a dit qu’il était occupé. Moi personnellement, je condamne l’ambassadeur parce qu’il n’a pas été là pour nous. Pourtant son travail, c’est d’aider les guinéens, il est notre représentant là-bas et si lui il ne fait pas son travail.

On a fait trois jours là-bas, ils ne nous ont pas laissé prier dans leur mosquée », a-t-elle déploré.

Au cours de ce voyage, plusieurs autres personnes ont été empêché de continuer leur chemin, il y’avait septe pour lé Téhéran, une femme congolaise qui partait pour la France et tant d’autre. Une dizaine de guinéens ont été rapatriés dans ce voyage.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory BARRY pour Aminata.com

Tel : (+224) 656 77 52 34

 

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