Coyah: tentative d’expropriation d’un opérateur économique guinéo-libanais

Joseph Mounkarim, opérateur économique guinéo-libanais
Joseph Mounkarim, opérateur économique guinéo-libanais

Le planteur et opérateur économique Guineo-libanais Joseph Mounkarim est victime d’expropriation de ses domaines illégalement dans la sous-préfecture de Wonkifond à Coyah, notamment à Kofry, Katanta et Yelemengueya. Depuis des années, un conflit domanial l’oppose à un certain Ibrahima Bérété.

Ce dernier, sous l’appui de N’Famory Kourouma de la présidence continuerait ses travaux, nonobstant, les nombreuses batailles judiciaires perdues face à Mounkarim.

Il faut rappeler, en 2014 M. Ibrahima Bérété aurait occupé les domaines de M. Joseph Moukarim. A la suite de cette expropriation illégale une plainte sera déposée auprès des autorités de Wonkifond pour le faire quitter des lieux. Suite à une réunion des autorités préfectorales de Wonkifong et communales de Coyah en présence de l’occupant, il a été confirmé à M. Bérété que la parcelle occupée fait partie de la plantation appartenant à la famille Moukarim depuis 1932. Ainsi le conseil préfectoral avait ordonné au sous-préfet d’alors d’annuler l’acte de cession établi en faveur de M. Bérété. Une décision qui sera appliqué le 12 mars 2015.

Mais comme si de rien était, Ibrahima Bérété se réinstallera à nouveau sur les lieux où il pratique actuellement une ferme avicole.

Outre, l’intéresser s’adressera au président de la République, qui par la suite va instruire à son ministre Conseiller spécial de gérer l’affaire.

Pour sa part, Joseph Moukarim après un entretien avec le ministre Conseiller Spécial, a adressé à son tour une lettre au chef de l’Etat, lui relatant la genèse de l’affaire. Sur la même lancée, le Guineo-libanais a profité de l’occasion pour informer qu’il est la proie d’un groupe de personne. « J’ai été victime d’agression physique suivie des menaces de mort », nous a-t-il confié.

Mais jusque-là, le président de la République n’a pas répondu à ce courrier nous déclare un proche de Moukarim.

Il faut souligner qu’après cette agression, en décembre 2016, un certain N’Famory Kourouma travaillant à la présidence à la tête d’un commando de bérets rouges, aurait occupé illégalement le domaine, détruit la clôture de la plantation et morcelé des parcelles.

A noter que dans une décision judiciaire, il a été ordonné au sieur Ibrahima Bérété de libérer les lieux.

D’ailleurs le procureur général, près de la Cour d’appel de Conakry dans une réquisition autorise le Haut commandant de la gendarmerie à exécuter cette décision judiciaire. Mais, « il y a une lenteur d’exécution des décisions judiciaires », déplore Joseph Moukarim.

Mais cette fois-ci, il estime qu’après « la vacance judiciaire, à partir du mois de novembre on va relancer le dossier au niveau du Haut commandement de la gendarmerie nationale conformément à la décision judiciaire pour qu’on puisse aller déguerpir ceux qui sont installés illégalement dans mes domaines », a-t-il prévenu.

Il faut signaler que Joseph Moukarim est né en Basse cote. Son grand père Amadou Moukarim est arrivé en Guinée en 1915. En 1932 il se serait approprié des domaines Kofry, Kantanta et Yelemengueya, d’où l’appellation de ces zones, Moukarimya, dans la sous-préfecture de Wonkifond à Coyah. Même les Jardins de Guinée qui aujourd’hui est sous le titre d’une dame, appartiendrait à la famille Moukarim.

Affaire suivre…

Amadou et Sow Telico