Dans ce bref entretien, le directeur régional de la police de Conakry  revient sur l’attaque à mains armées enregistrée mardi 11 avril 2017 au marché de Koloma.  Le commissaire Aboubacar Kassé inidique que la victime avait averti.    

Une attaque à mains armées a été enregistrée mardi 11 avril au marché de Koloma. Où en êtes-vous dans les enquêtes?

Je n’ai pas des informations réelles de la suite des enquêtes. Les agents sont sur le terrain.

Que présage cette attaque en pleine journée à Conakry?

C’est une insécurité qui est là. Vous savez que les criminels aussi étudient le terrain tant en Guinée qu’à travers tous les pays du monde. Le phénomène de crimes organisés se passe dans les pays les plus nantis du monde en matière des moyens d’intervention rapide. Malgré ces dispositifs, il y a toujours des failles qui profitent aux bandits pour commettre des crimes. Selon les renseignements qu’on a eus, la victime a été prévenue depuis la veille qu’elle était filée par les bandits et qu’on lui avait demandé de prendre des dispositions. Mais, il a négligé la chose. Est ce que ce n’est pas un règlement de compte? En Guinée, il y a plutôt le phénomène d’insécurité qui domine l’insécurité en tant que telle. Je peux vous rassurer c’est que le taux d’élucidation des crimes et délits est plus élevé que dans d’autres pays. Vous connaissez les moyens dont nous disposons. On a des faiblesses et nous sommes en train de revoir tout cela pour pouvoir y apporter des solutions idoines. Surtout ce manque de communication, de concertation entre les différents services. Les CMIS, les BRB, les BAC sont sur le terrain, mais s’il n’y a pas de concertation, des actions harmonisées c’est un peu difficile.  Sans tenir compte de la position géographique des lieux avec les embouteillages. Est-ce que les services de sécurité ont été informés à temps pour qu’ils puissent intervenir dans la promptitude la plus absolue? Est-ce qu’ils pouvaient disposer des moyens d’intervention au moment qu’ils ont été informés? Quel était l’était des véhicules? Est-ce qu’il n’y avait à ces moments d’autres situations qui nécessitent également des interventions?

Il y a la CMIS située à moins 10 minutes de marche des lieux d’attaques, mais elle n’est pas intervenue  tout comme la gendarmerie (ECO 18) et le poste de police de Coza qui sont un peu plus loin, mais en moins d’un kilomètre. Il y a aussi le camp Alpha Yaya à côté. Comment vous expliquez cela?

Vraiment, je ne peux pas donner d’explication à ça à moins que je ne vous mente.  Est-ce qu’il y avait des agents dans les unités d’intervention parce qu’ils sont déployés dans la circulation pour régler ce problème d’embouteillage. A quel moment même ils ont été informés? Vous-mêmes vous savez que cela s’est passé dans un marché. Quand ils ont une information, il faut d’abord la vérifiée avant d’intervenir. Même si on met les sirènes, les gens ne nous cèdent pas le passage. Moi-même, je suis en train de faire une analyse là-dessus puisque demain (jeudi 13 avril) une réunion de cabinet présidée par le ministre de la sécurité par rapport à cette recrudescence du banditisme et de la criminalité tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays.

C’est à l’issue de cette réunion que vous allez envisager des mesures pour lutter contre le banditisme?

Les mesures sont envisagées et nous sommes sur le terrain tous les jours. Mais, quand il y a un événement on tire toujours les leçons pour pouvoir qualifier notre travail et être toujours opérationnels.  On n’a pas deux missions à la police. Notre mission fondamentale, c’est de sécuriser les personnes et leurs biens. Mais quelque soit la formation et l’engagement que nous avons, il y a beaucoup des facteurs qui rentrent en compte pour que puissions à temps intervenir sur le terrain.

Ou en êtes-vous  dans les enquêtes suite aux attaques du domicile du préfet de Coyah et du recteur de l’Université de Sonfonia?

On vient de mettre en état d’arrestation les auteurs de l’attaque chez le recteur de l’Université de Sonfonia. Nous avons aussi arrêté les auteurs de l’attaque de la résidence du préfet de Coyah.     

Abdoul Malick Diallo

+224 655 62 00 85

dialloabdoul110@gmail.com

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