Acharnement sur la Presse en Guinée: le parti ADR parle d’un “recul grave” de la démocratie
Noter l\'article

L’Alliance démocratique pour le renouveau (ADR) dirigé par Alpha Oumar Taran Diallo a fait une déclaration pour dénoncer des pratiques d’un autre âge dans la gestion par le gouvernement de la grève qui paralyse le secteur éducatif guinéen depuis le 13 novembre 2017 et le musellement des médias privés.

Dans cette déclaration dont nous avons reçu une copie, l’ADR constate avec regret le mépris avec lequel les autorités gèrent la crise que connait le secteur éducatif guinéen actuellement.

 

«En effet, comme vous le savez, les élèves, nos enfants ne vont plus à l’école depuis le 13 novembre 2017 pour des raisons de grève. Malheureusement, le gouvernement, comme à son habitude, a négligé ce mouvement qui a fini par se solder par deux morts et beaucoup de dégâts matériels, sans la psychose dans la cité. Malheureusement la situation risque de s’aggraver. En lieu et place d’un dispositif crédible de dialogue et de négociation, le gouvernement s’est livré à des pratiques d’un autre âge: mis aux arrêts, persécutions et campagne de dénigrement des syndicalistes. Pour ne rien arranger, le Président de la République qui devrait être le recours dans cette crise, a encore montré ses limites et son tempérament d’autoritaire en menaçant de fermeture tout médias qui relayerait les propos de M Aboubacar SOUMAH Syndicaliste ; oubliant du coup les lois de la République qui autorisent et protègent les médias. Un recul grave que l’ADR espère que les médias ne vont pas accepter. Il apparaît au jour le jour l’incapacité de ce gouvernement à résoudre les problèmes auxquels les guinéens sont confrontés et le Président de la République a tendance à se substituer à la loi en interdisant ce qu’elle autorise », indique-t-on dans cette déclaration.

 

Cheick Sako prompt à poursuivre les syndicalistes au lieu de faire la lumière sur les morts enregistrés

 

«Que dire du Ministre de la Justice et des Droits de l’homme qui est prompt à poursuivre les syndicalistes au lieu de faire la lumière sur les morts enregistrés ; et le Ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation qui a démontré si besoin en était qu’il n’est pas à sa place. Nous tenons le Président de la République et son gouvernement pour responsables de cette situation et des conséquences humaines et matérielles qu’elle engendre et l’invitons à revoir sa position pour mettre fin à cette situation qui n’a que trop duré».

Mamadou Aliou Barry pour Aminata.com

(+224) 622 304 942

 

PARTAGER

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here