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À Wangako, une mare coloniale restaurée par le PNUD et la Russie améliore la sécurité alimentaire des communautés et accroit les revenus des femmes  

Le district de Wangako dans la sous-préfecture de Timbo (Mamou), abrite un site colonial d’une superficie de près de 2 hectares, arrosé par 4 sources qui ne tarissent pas durant toute l’année. Cette mare communautaire a été aménagée pour la première en 1953, abandonnée en 1978, et restaurée en juillet 2020 dans le cadre du « Projet d’Appui au Développement de l’Aquaculture en Moyenne Guinée, PADAMG » initié par l’Agence Nationale d’Aquaculture de Guinée (ANAG) sous l’égide du Ministère des Pêches de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime et cofinancé par la Fédération de Russie et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Après les travaux de remise en normes techniques d’exploitation, le site a été empoissonné en décembre 2020 en espèces piscicoles composées de Tilapia nilotica, de silures (Hétérobranchus isopterus) et d’Hétérotis niloticus, toutes en provenance des sites de pisciculteurs de la Guinée forestière.

Les poissons ayant atteint la taille marchande par une fertilisation agroécologique dans une approche de gestion écosystème et environnementale, une grande cérémonie de pêche communautaire a mobilisé le 21 mai 2022, les communautés de Wangako et les villages environnants en présence des autorités préfectorales et locales, du Représentant Résident du PNUD, du chargé de Programme Environnement, des techniciens de l’ANAG, des experts et de l’unité de gestion du PADAMG. 

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L’originalité de cette activité de pêche communautaire est la participation de 80 femmes sur un total de 150 pêcheurs avec une production estimée à 1 250 kg de poissons, de taille marchande variant de 0,300 à 3 kg la pièce de toutes espèces confondues. La pratique de la technique de pêche sélective, par l’utilisation de filets à mailles optimales, permet aux communautés de réaliser l’auto-approvisionnement en semences par une gestion de la biomasse initiale. Les formations techniques apportées plus les connaissances locales innovantes seront mises à profit pour pérenniser les résultats.

Selon le Représentant Résident du PNUD, Luc Joel Grégoire, « le site piscicole de Wangako a un fort impact sur la vie des communautés locales ». Il a salué « l’idée du Gouvernement à développer la filière piscicole et la valorisation du potentiel halieutique du pays pour une sécurité alimentaire et nutritionnelle assurée au sein des collectivités locales ».

L’intervention du projet dans le district de Wangako, contribue à satisfaire la demande en poissons, diversifier les sources financières, accroitre les revenus des femmes et créer des emplois pour les jeunes. Les bénéficiaires, pour la plupart des femmes organisées en Comité de Gestion de la mare, ont reçu un appui en renforcement de capacités techniques notamment en gestion financière, en gestion des organisations et en citoyenneté.

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S’exprimant à l’occasion de la pêche communautaire, le Maire de Timbo, Bonata Seck, a « exhorté le PNUD et ses partenaires à poursuivre leur appui en mettant l’accent sur la formation des communautés afin de faciliter l’aménagement d’autres mares, au regard des résultats encourageants obtenus sur le site de Wangako »

« C’est avec l’arrivée de la Fédération de Russie et du PNUD que nous voyons l’effet des réalisations. Il reste à pérenniser les acquis et à s’occuper de l’entretien du site » a indiqué le Directeur préfectoral des pêches, Youssouf Mansaré qui s’exprimait au nom du Préfet de Mamou.

Le Gouvernement Guinéen, la Fédération de Russie et le PNUD appuient le développement de la pisciculture dans la région de la Moyenne Guinée à travers la restauration et l’aménagement des sites piscicoles en milieu urbain et rural dans les localités de Mamou, Pita, Dalaba et Labé. Grâce au PADAMG, 20 sites piscicoles, ont été aménagés, réhabilités et empoissonnés dans la région.

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