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Un jeune tué à Kolaboui : des bérets rouges pointés du doigt accusateur

Suite à l’assassinat d’un jeune lors d’une manifestation lundi 05 octobre 2020 pour manque d’électricité dans la localité dans la commune rurale de Kolaboui situé à une vingtaine de killometre de la ville Boké, les autorités locales ont pointé un doigt accusateur contre des hommes en tenue.

Bien avant, un jeune de la localité a témoigné que la journée du lundi 5 octobre s’est très mal terminée parce qu’un jeune qui n’avait rien n’a voir avec la manifestation a été tiré à bout portant.

« Il a reçu la balle alors qu’il sortait de chez lui. Le militaire a délibérément tiré sur lui, il est décédé. Son demi-frère qui a aussi reçu une balle à la tête est dans le coma. Lui il a été transporté d’urgence à Kamsar », nous a-t-il raconté. 

Vue l’allure des hommes en colère qui étaient très décisif pour dénoncer le manque d’électricité, dans les environs de 15h, des renforts de Boké, composés de six pickups remplis de bérets rouges ont été envoyé pour maîtriser la situation. Notre interlocuteur nous a fait savoir que pendant trois heures de temps d’affrontements, ils (bérets rouges) n’ont pas pu maitriser les jeunes, ils étaient obligés de replier. Certains d’entre eux se sont retrouvés au piège, ils ne pouvaient rejoindre leurs collègues. C’est l’un d’entre eux qui aurait ouvert le feu sur le jeune qui a finalement rendu l’âme.

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Après ce drame, le maire de la commune rurale de Kolaboui s’est exprimé sur la question. Ansoumane Zito Coumbassa a confirmé le meurtre du jeune.  Par la même occasion, il n’a pas hésité de pointer un doigt accusateur contre les bérets rouges qui sont venus au renfort.

Ce n’est pas la première fois que les citoyens de Kolaboui manifestent contre le manque d’électricité. Ces genres de révoltes sont souvent fréquent ces deux dernières années dans cette localité, mais hélas, jusqu’à présent ils sont obligés de garder leur mal en patience avec des promesses des autorités qui n’aboutissent jamais. Et aussi, il faut rappeler que des citoyens innocents payent souvent le prix des manifestations suite à la répression des forces de l’ordre pendant ces dix dernières années.

Ibrahima Sory BARRY pour Aminata.com

Tel: (+224) 656 77 52 34

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