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La Première ministre britannique a reçu, jeudi 2 novembre 2017 à Londres, son homologue israélien Benyamin Netanyahu, à l’occasion du centenaire de la déclaration Balfour, qui a ouvert la voie à la création de l’Etat d’Israël. Le ministre britannique des Affaires étrangères de l’époque, Arthur Balfour, écrivait que « le gouvernement britannique considère favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif », le début d’une « catastrophe » aux yeux des Palestiniens. Depuis plusieurs jours, des voix s’élèvent pour demander au Royaume-Uni de s’excuser, mais Theresa May s’en est bien gardée.

Avec notre correspondante à Londres, Marion L’Hour

Theresa May est rompue à l’art de l’équilibrisme, la preuve encore jeudi soir. Pas d’excuse des Britanniques pour la déclaration Balfour, une lettre ouverte publiée dans le Times en 1917, dans laquelle le gouvernement de Londres se déclare « sympathisant avec les aspirations juives sionistes ».

« Nous sommes fiers, a assumé la cheffe du gouvernement actuel, jeudi aux côté du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu. Nous sommes fiers de notre rôle pionnier dans la création de l’Etat d’Israël. Alors, des gens estiment que nous devrions nous excuser pour cette lettre. Absolument pas ! »

Position intransigeante de prime abord, surtout quand on sait que Londres s’attend, samedi 4 novembre prochain, à des manifestations importantes à l’appel d’organisations pro-palestiniennes. Mais, bémol, Theresa May a également défendu, toujours face son homologue, une solution à deux Etats.

Par ailleurs, pour parfaire l’équilibre de la position du Royaume-Uni, la Première ministre britannique a également appelé, en présence de M. Netanyahu, à cesser les implantations de nouvelles colonies israéliennes dans les territoires palestiniens, un « obstacle » selon elle à la paix au Proche-Orient.

A table avec le petit-neveu de Balfour, mais aussi Netanyahu – le chef de l’opposition Jérémy Corbyn était absent -, la Première ministre a d’ailleurs cité le Lord, qui en 1917 écrivait : « Rien ne doit être fait qui puisse porter préjudice aux droits religieux et civils des communautés non juives en Palestine. »

rfi.fr

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