Ibrahima Kandja Doukouré
Ibrahima Kandja Doukouré

Jusque là, la Guinée a des problèmes de toutes les natures parce qu’il n’a que des politiciens ethnocentristes er non-rassembleurs, des journalistes menteurs et les populations paresseuses. Subitement depuis l’arrestation et l’extradition de Toumba, tout le monde devient juriste, juge, procureur ou avocat et ne fait que se succéder en utilisation fantaisiste de termes juridiques et de révélations passionnées et incohérentes. Si on ne fait pas attention, ce qui nous reste en tant que nation risque de s’envoler.

Tout le monde doit comprendre que les termes juridiques ne sont point comme les jeux d’enfants. Ils ont des définitions cohérentes et connues par toute personne qui en a fait les études et surtout que le simple mélange entre eux représente un risque pour la société. Vaut mieux de se taire si on n’est pas sûr de ce qu’on parle ou ignore les définitions élémentaires de certains d’entre eux. Ce n’est pas parce qu’on a des problèmes personnels avec certains ou ne les aime pas, ou parce qu’on s’est levé du mauvais pied le matin qu’on devienne tout un coup un juriste et raconte tout ce qui se passe par notre tête sur un événement tragique de portée nationale. S’il est résolu efficacement, permettra aux guinéens de se réconcilier et dans le cas contraire, accentuera encore la division entre eux.

En Guinée, depuis l’indépendance, chaque événement historique et malheureux est représenté passionnément et diversement par les guinéens et sans oublier que les connotations ethniques sont derrière chaque cas. Le cas du 28 septembre ne fait sans doute guère d’exception.

PARTAGER