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Nommé lundi 27 février dernier en remplacement du Dr Ibrahima Konaté, le nouveau ministre de l’Enseignement pré-universitaire Ibrahima Kalil Konaté est présenté comme un cadre expérimenté qui connait bien le système éducatif guinéen.

Interrogé sur cette nomination, M. Ousmane Souaré, ancien ministre de l’Enseignement pré-universitaire de 2007 souligne d’abord que cela relève de la discrétion du chef de l’Etat «de nommer qui il veut, de révoquer qui il veut quand il veut». Toutefois, ajoute-t-il, «De mon point de vue, ce genre de changement aurait dû s’opérer beaucoup plus tôt. Ça nous aurait épargné des dégâts matériels et humains qu’on a enregistrés. Autrement dit, je suis avec ceux qui disent que c’est intervenu trop tard parce que c’est après des pertes en vies humaines. Donc, à mon avis, c’est le médecin après la mort».

Pour l’avoir pratiqué pendant des années 90 jusqu’en 2006 dans le mouvement syndical, M. Souaré estime que le nouveau locataire de l’Enseignement pré-universitaire, si on le laisse travailler librement, pourra faire des réformes pour améliorer le système éducatif guinéen. «Ibrahima Kalil Konaté est un enseignant chevronné qui a toutes les expériences qu’il faut et qui connait le système. Maintenant, tout dépend à la fois de la conjoncture globale et aussi de ses degrés de liberté dont il doit pouvoir disposer pour pouvoir introduire ses réformes».

Selon M. Souaré, le système éducatif guinéen est préoccupant. D’autant plus que l’Etat n’a jamais investi assez dans l’éducation. «Tant vaut l’école, tant vaut la nation. L’éducation c’est la clé de tout succès que ça soit pour un individu, pour une famille ou pour une nation».

Il exhorte «tout parent, toute famille qui a les possibilités d’investir sans compter en l’éducation et en la formation de ses enfants. A l’Etat, d’investir dans l’éducation, de considérer que tout progrès, toute émergence que nous visons pour notre pays doit passer obligatoirement par une bonne formation de la jeunesse non seulement sur le plan scientifique et technique, mais aussi et surtout sur le plan civique et comportemental. L’école c’est le creuset de la société. Donc, il faudrait que nous sachions former des citoyens responsables, respectueux de la chose publique, respectueux de la loi et utiles à la nation».

Abdoul Malick Diallo

+224 655 62 00 85

dialloabdoul110@gmail.com

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