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 « Lorsque vous parlez, c’est interprété différemment », dixit le premier ministre Mohamed Béavogui

Dans la nuit de ce vendredi 27 Mai 2022 dans un hôtel de la place, le premier ministre chef du gouvernement a animé une conférence de presse pour non seulement décliner le motif de leur présence à N’zérékoré mais aussi revenir sur ses propos polémiques lors de sa rencontre avec les jeunes le mardi 24 Mai à la maison des jeunes.

Au premier point, le premier ministre est largement revenu sur la portée de leur immersion qui hautement importante. Car cela leur a permis de savoir beaucoup de choses qu’ils ignoraient sur la région forestière. Selon lui,
« Nous avons visité N’zérékoré dans sa totalité à les préfectures. Nous avions eu à échanger avec les différentes couches sociales, histoire de connaître ce que souffre la région administrative de N’zérékoré. Et maintenant que cela est fait, nous saurons qu’est ce qu’il faut pour amorcer un changement ».

Le chef du Gouvernement de transition a aussi indiqué que son message mal interprété visait à conscientiser les jeunes sur les risques que constituent les violences communautaires et leur demander de regarder l’avenir avec optimisme.

« Vous savez tous que les conflits communautaires ici sont probables. Avant d’aller à cette rencontre avec les jeunes, j’avais reçu ici les anciens. Et j’étais un peu secoué de voir que les risques de conflits communautaires existaient encore malgré le changement. Et nous avons eu une discussion après quoi, je suis allé rencontrer les jeunes. Et quand je suis rentré dans la salle, je me suis dit voilà les victimes des violences communautaires.
Dans mon message, c’était d’essayer de leur demander de ne pas continuer à être victimes des violences communautaires parce que finalement ce sont les premiers qui souffrent. C’était pour leur demander de regarder l’avenir de façon positive et optimiste, envisager d’autres solutions à nos problèmes. Des solutions qui passent par la paix, par la sagesse, par le dialogue, le travail.

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Mais certains ont pris mes propos et les ont interprétés de façons différentes. Ça malheureusement, je n’y peux rien. Mais je crois que vous me connaissez suffisamment. J’ai un passé. Comme on dit : quelque soit la durée d’un arbre dans la rivière, il ne deviendra jamais un crocodile. C’est tout ce que je peux dire sur ce sujet.

Mais encore une fois, je dis : nous sommes un pays plein d’espoirs. Le CNRD, le colonel Mamadi Doumbouya nous ont donné de l’espoir. Comme j’aime le dire, ils ont mis devant nous une feuille blanche le 05 septembre, profitons-en ! Voilà un peu l’esprit dans lequel ça été dit. J’espère que ça va être compris maintenant.

C’est pourquoi, je ne parle pas souvent. Parce que lorsque vous parlez, c’est interprété différemment de ce que vous voulez dire. Je passe mon temps à évoluer, parce qu’on veut avancer. Je lance toujours un appel aux journalistes : vous êtes des éducateurs, vous avez un rôle important à jouer dans la paix, la stabilité, la quiétude. Soyons positifs, soyons constructifs. C’est très important », a précisé le Premier ministre.

D’énormes questions de la part des médias locaux sur des sujets de l’information, l’environnement, la promotion féminine… ont également été l’objet échanges. Sur celle des attentes du gouvernement face à la population de N’zérékoré, le premier ministre a simplement souligné ceci: « Nous attendons de la population de N’zérékoré, la culture de la paix, l’entente, l’engagement dans le travail et aussi l’accomplissement du gouvernement que nous constituons ».

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Stephane François TATO depuis N’zérékoré pour Aminata.com

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