Maïmouna Camara, auteure du roman Tant que le soleil brillera
Maïmouna Camara, auteure du roman Tant que le soleil brillera

Un roman poignant et très bien documenté sur les violences que subissent les femmes dans un pays tel que la Guinée

À la Maison du bonheur, entre crises de larmes et fous rires, Sara et Emma, deux mères de substitution, tentent de redonner des couleurs aux vies brisées de leurs jeunes pensionnaires. Un jour, Nina, 15 ans, fait irruption dans leur univers douillet. Enceinte et traumatisée, l’adolescente ne révèle rien de son passé. Mais lorsque, quelques mois plus tard, elle est enlevée par un mystérieux individu, Emma et Sara font appel à tout leur courage et remontent les indices dans l’espoir de la sauver. Cela suffira-t-il dans un pays où les lois sont insuffisantes et les traditions cruelles si solidement ancrées ?

D’une plume aussi directe et poignante que les vérités qu’elle dénonce, Maïmouna Marlee Camara narre l’histoire de femmes fortes et intelligentes qui se battent pour leurs droits dans une Guinée en pleine effervescence, déchirée entre traditions et modernité.

L’AUTEURE – Maïmouna Marlee Camara

Aînée d’une fratrie de 5 enfants, Maïmouna Marlee Camara a vu le jour à Conakry (Guinée) en 1982. À l’âge de 15 ans, elle est envoyée par ses parents en France pour faire des études. Titulaire d’un double master en droit relations internationales et en information et communication, elle a été journaliste en presse écrite pendant 11 ans à l’île de La Réunion. Aujourd’hui reconvertie dans l’humanitaire, Marlee est, à travers son association HOPE, pleinement investie dans la scolarisation des jeunes orphelins du virus Ebola en Guinée.

EXTRAIT

« Un soir, alors que nous étions sur le point de rentrer chez nous, on nous amena une fillette d’environ trois ans. […] La petite pissait le sang, poursuivit N’ga Fatou d’une voix brisée. Doussou et moi avons vite compris ce qui lui était arrivé. Je n’ai pas eu le courage de l’examiner. J’avais déjà perdu une nièce à cause de ces atrocités. L’idée de devoir revivre ça m’était insupportable. Alors, Doussou est allée l’ausculter seule. Après quelques minutes, je l’ai entendue pousser un cri d’horreur. Je me suis précipitée dans la pièce voisine : l’enfant gisait sur la table, les cuisses écartées, offrant à notre vue une plaie béante au niveau de son entrejambe… J’entends encore ses hurlements. Ils étaient pareils à ceux d’une bête que l’on égorgeait. »