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Mes chers compatriotes militants et sympathisants de l’UFDG, je viens par la présente attirer votre attention sur les rôles que vous pouvez jouer à court terme dans notre pays, la Guinée, dans le but de limiter les dégâts des actions politiques de votre bien-aimé leader ou de votre parti. Je suis parmi ceux qui croient fermement que l’avenir paisible de la Guinée dans le développement socioéconomique ne pourrait être imaginé sans l’UFDG, ou au moins sans vous, ses militants. Avant tout, vous représentez indiscutablement plus de trente-cinq pour-cent de la population totale et surtout la même part parmi les jeunes de plus de dix-huit ans.

En effet, il y a plus de sept ans que les hommes comme moi, n’avons point cessé d’attirer l’attention du chef de file de l’opposition, député Cellou Dalein Diallo sur les conséquences négatives de ses marches supposées pacifiques sur le présent et l’avenir de la Guinée; et ça quelles que soient les raisons derrière elles. Bien que nous n’avons jamais remis en cause le droit constitutionnel à manifester pacifiquement mais son opportunité et son apport du point de vue de l’unité des guinéens, la paix et le progrès économique. Vous n’êtes pas sans savoir que celles-ci ont endeuillé plus de soixante-dix jeunes et ont foutu inutilement en l’air, les milliards de nos francs de nos braves opérateurs économiques.

Surtout qu’il faut ajouter que les quatre-quinze pour-cent de ces victimes humaines et économiques sont d’une seule ethnie. En conséquence, le futur de la Guinée se retrouve compromis même au-delà de ce pouvoir parce qu’il sera plus facile de manipuler quiconque avec le raisonnement comme suit: “On ne nous aime pas, ils nous ont massacrés sauvagement et ont détruit tous nos biens”. Même ceux qui viendront après les dirigeants actuels du premier parti de l’opposition risquent d’en faire leurs fonds de campagnes politiques et naturellement, pourraient facilement avoir plus de fanatiques. Est-ce que la Guinée aura t-il ainsi la paix et le développement socio-économique dans des actions comme celles-ci? La réponse est non, même pas en rêve parce que la paix ou le progrès économique est l’affaire de tout le monde: les gouvernants, les opposants et les gouvernés.

L’objectif de cette lettre est de vous prouver que si l’équipe qui est entrain de diriger votre parti, ne veut pas abandonner leurs obsessions infantiles pour marches prétendues pacifiques, alors vous pouvez y faire quelques choses; donc nous pensons vous aider dans ce sens. II n’est secret pour personne que votre parti a plus la chance d’avoir un président de la république en 2010 qu’en 2015 et très probablement plus en 2015 qu’en 2020. Les raisons de régression de ce parti sur l’échiquier politique national et même aux jeux des ceux qui prétendent parler au nom du monde entier (la fameuse communiqué internationale) sont multiples mais les marches avec ses dégâts en représentent plus quatre-vingt dix pour-cent.

Entre les deux tours de la présidentielle de 2010 et lorsque M. Toure Toure et M. Sylla se sont ralliés à l’ancien premier ministre, les cent pour-cent de leurs militants ne leur avaient pas suivi mais certains l’avaient fait parce que c’était la seule alliance que la majorité de guinéens se reconnaissaient. M. Diallo aurait beaucoup gagné s’il s’était préoccupé à inspirer la confiance aux autres guinéens qui ne lui avaient pas suivi après cette élection que ses égarements dans les marches politiques entamées juste après le verdict final. Ses obsessions infantiles pour les marches qualifiées non-violentes ont endeuillé ses propres militants, leur ont appauvris et ont effrayé tous les guinéens en général. Il n’avait toujours pas compris que si celles-ci peuvent agenouiller ce pouvoir, en même temps elles feraient plus de mal aux populations. Je n’ai pas à vous apprendre que ce sont elles qui éliront leur président. Il faut être honnête, la majorité de guinéens verraient les obsessions de l’ancien candidat malheureux pour les marches comme haineuses et qui ont pour objectif profond de ne jamais laisser un autre qui n’est pas Diallo et Bah, diriger le pays tranquillement. En tout cas, il n’y a guère une autre manière de les qualifier si on compare ses dégâts et ses apports pour le rayonnement de l’UFDG. Vous connaissez le résultat, le fameux coup K-O en 2015 qui risque d’être mortel en 2020.

Tout récemment, un sage de la coordination Halal pular a affirmé que le chef de file de l’opposition est une bénédiction Divine pour le Fouta parce qu’il aurait réuni tous les Foulbhes. Cette personne âgée à dangereusement oublié d’ajouter que l’unité d’une ethnie ou d’une région dans un pays qui en a beaucoup d’autres, est au contraire, une malédiction parce que les autres peuvent en faire autant. Si chaque ethnie ou région ne se bat que pour elle-même, alors la république aurait indiscutablement disparu. La bénédiction pour la Guinée proviendrait de quelqu’un qui réunirait tous les guinéens et je pourrais facilement comprendre que ce homme providentiel n’existe pas pour le moment, en tout cas, il n’est pas parmi les politiciens par métier et par hasard actuels. Chacun d’eux nous piétine à sa manière.

Sans risque d’être contredit, si nous transformons les compétitions politiques en soutiens parentaux, alors nous devons aussi comprendre que chaque politicien peuvent avoir les siens sur qui compter. Les ressortissants du Fouta sont-ils unis aujourd’hui? L’homme béni aurait mieux à gagner politiquement s’il s’entendait avec son ancien ou actuel vice-président surtout que le verdict à cet effet était une occasion en or à saisir. Si les autres prennent conscience que tous nos combats n’ont pour objectif qu’envoyer coûte que coûte nos parents au pouvoir en piétinant toutes les règles morales et les lois, alors ceux qui ont le sien au pouvoir risquent se battre aussi pour qu’il y reste. En normal, il n’y a aucun problème par rapport à ça mais si on refuse de laisser celui qui est là bas diriger tranquillement avec des faux prétextes et des résultats nuls politiquement, il peut en être un. Aujourd’hui, dans n’importe quel face à face au second tour, tout autre candidat peut facilement passer plus que celui de l’UFDG et ne cherchez pas loin les causes car c’est vous. Vous n’aurez du pas oublier si tôt que ce sont vos bénédictions qui ont fait notre fameux professeur, président de la république. Si notre infatigable opposant a passé les sept dernières années à soigner les images de ce parti, sa lutte aurait été plus bénéfique au lieu de s’être ironiquement et égaré dans les actions macabres mais sans doute inutiles politiquement ou se bat-il pour lui et son son staff seuls. En tout cas, Fouta n’a rien gagné et risque de ne rien gagner s’il ne change pas sa stratégie.

Sa lutte fructueuse serait de surseoir à toutes manifestations de rue, accepter ou demander que les élections locales et législatives soient couplées l’année prochaine, en attendant, il y a beaucoup d’autres stratégies que les destructions pour avoir une CENI crédible, un code électoral, le fichier et permettre aux électeurs d’être dans les bureaux de vote proches à eux. Même les boycottes de travaux de l’assemblée nationale par ses députés peuvent atteindre ces objectifs sans qu’un seul guinéen ne soit mort ou son bien détruit. Plus important, il doit convaincre les autres sur le caractère national de l’UFDG et sa volonté patriotique de faire la politique pour tous les guinéens dans les actes et non par la seule bouche. Ainsi même si ce pouvoir refuse arrogamment d’évoluer les choses, tous les guinéens seront massivement à son côté pour l’instauration de la vraie démocratie en Guinée.

Mes chers compatriotes militants de l’UFDG, si l’ancien premier ministre n’abandonne pas ses obsessions infantiles de marches qualifiées pacifiques pour s’engager à changer l’image de votre parti et à gagner les cœurs d’au moins de cinquante pour-cent des guinéens, alors mettez quelqu’un d’autre à la tête de ce parti car nous ne retireriez de lui rien de bénéfique pour vous et pour la Guinée. D’ailleurs, le mari de Hadja Halimatou a tout aussi intérêt à changer ses stratégies parce que vous risquez de ne plus lui pardonner avec une nouvelle défaite en 2020 et ses actions actuelles ne font que lui éloigner de Sekoutoureya. La Guinée est un pays des miracles car on peut être président au deuxième tour avec 15 pour-cent de suffrages gagnés au premier tour devant quelqu’un qui a eu 49,49 pour-cent au premier tour.

Ibrahima Kandja Doukouré

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