L'école primaire de Kipé dans la commune de Ratoma
L'école primaire de Kipé dans la commune de Ratoma

L’enseignement préuniversitaire guinéen dans le tumulte du Covid-19 : Contribution citoyenne aux réflexions sur la relance pendant et post Covid 19

En guise de contextualisation

 

Nos rôles de citoyens-nes et parents nous amènent à produire ces quelques lignes pour participer s’il y en a, aux débats sur la reprise scolaire après le passage dévastateur du COVID-19. Nos propos ici n’ont aucune référence scientifique, nous ne citerons que très peu de références documentaires ; ceci est un choix pour donner juste place à ce qui traverse nos cœurs.

 

Nos interrogations sur l’avenir des enfants et adolescent(e)s guinéens-nes, au niveau notamment des sous-système de l’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et professionnel, portent sur plusieurs constats pré COVID-19. Par exemples :

  1. La fracture numérique ante COVID-19. Plusieurs systèmes éducatifs de par le monde ont accès aux outils numériques, ouverts pour certains à tous/toutes et permettant d’utiliser son potentiel pédagogique (outils) dans les écoles et les salles d’enseignement. Quelques avancées notables sont également à mentionner en Guinée, notamment dans le système éducatif privé bien que très marginal.
  2. Dans certains pays, face à la pandémie induisant fermeture d’écoles et des établissements d’enseignement, et confinement, des mesures telles que l’enseignement à distance (qui existait déjà) et des classes virtuelles sont davantage activées dans la perspective d’assurer une continuité pédagogique pour les enfants et adolescent(e)s du primaire et du secondaire notamment.
  • La Guinée à son tour a pris des dispositions selon une approche de confinement « différenciée » qui semble adaptée à notre situation et à notre contexte de pays à fortes activités économiques informelles, à travers un décret présidentiel qui semble largement diffusé et commenté dans tout le pays.
  1. Sur le plan politique, des pays commencent à débattre de l’adaptabilité du processus d’évaluation du bac à la réalité du COVID-19. En France, il semble qu’un système d’évaluation continu des lycéens se peaufine.

 

Le temps d’apprentissage vs accès aux institutions de formation

L’OCD (Organisation de Coopération et de Développement Economiques) a fait une estimation du temps d’apprentissage où la moyenne est de 186 jours au primaire et de 184 jours au secondaire.

Sans prétendre disposer de données sur le temps réel d’apprentissage, nos observations semblent indiquer que le volume horaire n’est pas au rendez-vous depuis près d’une décennie dans notre pays. Des institutions d’enseignement, notamment privées que nous connaissons, ont fait des efforts importants pour réduire les écarts mais au prix fort pour les élèves et les ménages. Ces rattrapages sont souvent réalisés aux forceps au prix fort de la santé des enfants et des adolescent(e)s : surmenage avec des cours allant au-delà des heures officielles prescrites y compris les jours de repos ; une charge financière difficile pour les ménages avec des coûts récurrents notamment en matière de transport, de nourritures, etc.

 

Le commun des citoyens guinéens connaît les facteurs qui influent sur le temps d’apprentissage depuis plusieurs années, bien que le public ne s’intéresse pas aux calculs algébriques des coûts induits par ces facteurs. Ces facteurs sont entre autres :

  1. Les grèves récurrentes des syndicats d’enseignants et des enseignants. Nous ne nous attarderons pas sur les motifs sociaux et politiques de ces manifestations, mais nous voulons juste toucher du doigt les impacts sur le temps d’apprentissage des élèves. Ces grèves sont généralisées car les écoles qui « osent » rester en marge de ces mouvements connaissent leur dose de violence de la part de la majorité des grévistes.
  2. Les manifestations animées par différents mouvements politiques du pays. Entre blocage des artères, paralysie des transports, violences urbaines, enfants et adolescent(e)s scolarisés sont pris dans les tenailles des troubles qui obstruent les chemins de l’école.
  • La répression de ces manifestations par certaines autorités.
  1. L’apparition soudaine de l’épidémie due au virus Ebola a fortement influé sur le temps d’apprentissage scolaire avec pour conséquence six (6) mois d’études sur 9 sur l’année scolaire 2014-2015.
  2. Et maintenant la Pandémie du CORONAVIRUS CONDI- 19 avec la fermeture des établissements de formation depuis le 24 mars 2020.

 

Le pari encore manqué vers la qualité des apprentissages en Guinée : encore et toujours

Notre système éducatif, à l’image de plusieurs autres en Afrique, gagne en points progressivement ses paris de l’accès et de la parité filles garçons.

Nos travaux d’enquêtes à travers le pays nous rappellent combien de fois les parents s’interrogent sur la relation entre leurs efforts et les retombées de leur investissement sur le niveau réel de leurs progénitures. Quelques ancien(ne)s posent ainsi quelques constats :

  1. Nos enfants ne savent pas compter. Pour la langue française n’en parlons pas et l’apparition d’internet et la multitude des applications de messageries viennent aggraver la situation orthographique déjà compliquée.
  2. On a l’impression que l’école a connu plusieurs coups de vitesse qui s’estompent progressivement. « On a l’impression que plus le temps passe plus la qualité de l’education s’amenuise jusqu’à devenir peau de chagrin ».

 

Ces réflexions se trouvent en partie vérifiées par ces quelques extraits issus du Rapport sur les « Progrès sur les objectifs et les cibles des Objectifs de Développement Durable 2016-2017 ».

En 2016, en français et en mathématiques pris ensemble, près d’un élève de CE2 sur trois (32 %) a un niveau jugé très faible et seulement 8 % y ont un niveau jugé très bon.

Les taux de réussite des élèves au certificat d’études élémentaires (CEE), examen sanctionnant la fin du cycle primaire, ont connu une hausse[1] (irrégulière toutefois) entre 2011 et 2017 même si le niveau moyen des élèves de CM2 est encore faible.

 

Évolution du taux de réussite au CEE entre 2011 et 2017

 

Sources : Annuaires statistiques du Primaire 2010-2011, 2011-2012, 2012-2013, 2013-2014, 2014-2015, 2015-2016, 2016-2017

 

En 2017, la moyenne des candidats au CEE a été de 5,6 sur 10 en Dictée & Questions et de 6,1 sur 10 en calcul écrit, pour une moyenne générale de 5,7 sur 10.

L’analyse des résultats des élèves au CEE par seuils de compétences révèle toutefois une progression assez impressionnante des élèves dans le cycle, avec moins de 10 % des élèves ayant obtenu une note inférieure ou égale à 2,5 sur 10. Mieux, le français (Dictée & Questions) et les mathématiques (Calcul écrit) ne figurent pas parmi les matières où les élèves ont le plus de difficultés.

La forte progression de la performance des élèves entre le milieu (CE2) et la fin (CM2) du cycle primaire suscite toutefois quelques interrogations pertinentes. Cette forte progression résulte-t-elle de la mise en œuvre de mesures correctives apportées entre le CE2 et le CM2 ? Est-elle due à un abandon massif d’élèves les plus faibles conduisant en fin de cycle à une moindre proportion de ceux-ci ? Ou alors traduit-elle simplement une faible performance du système d’évaluation de l’examen au CEE ?

 

Il nous semble, ceci reste à vérifier, que notre système éducatif s’est définitivement inscrit dans une démarche élitiste pour une « petite » minorité ce qui, en soit n’est pas problématique de notre point de vue. Mais, en l’absence d’amortisseurs sociaux qui permettent au plus grand nombre d’enfants et d’adolescents de recevoir un enseignement de qualité adapté, la « fracture » éducative se creuse avec les conséquences classiques que nous connaissons tous : la paupérisation juvénile, l’exposition des adolescent(e)s aux intrigues socio-politiques de tout bord, le déni des valeurs et socles identitaires familiaux, communautaires et de la République sans parler des fléaux juvéniles courants que sont la délinquance, le viol, la drogue, …

 

L’education en temps d’urgence

 

Notre réalité est celle d’une « nation en construction » et toujours en construction dans un contexte absolument fragilisé par nos stratégies ethno-régionalistes et communautaristes moulé dans un affairisme difficilement égalable par ailleurs. Nous parlons ici seulement de notre reflexe et de nos mentalités non encore nationalisées car, nous avons d’autres maladies.

Dès lors, quand apparait le moindre chambardement, même un mini-séisme de 0,5 sur l’échelle de Richter sur nos zones ou certitudes de confort, nous perdons nos repères. Aucun mot mielleux, aucun discours fédérateur, même venant du tréfonds du cœur de la sommité de nos érudits politiques, religieuses, sociales, économiques ne peut nous « émotionner » et ceci même sur « 5 % de notre cerveau ». Car notre socle identitaire ne s’est pas « fait Homme » pour l’instant, après 739 mois d’indépendance.

 

Depuis plusieurs décennies et encore au cours de cette dernière décennie, le monde vit dans l’urgence quasi-absolue. Problèmes environnementaux, dérèglements climatiques, pollution atmosphérique, pollution par les plastiques, pollution des eaux, sont entre autres les problématiques récurrentes que l’humanité connaît et essaie de se mobiliser contre, en dépit des résistances venant de par-ci et de par là.

Ainsi, nos systèmes éducatifs à tous les niveaux sont soumis à de rudes épreuves, en plus des problèmes chroniques qu’ils rencontrent : à compétences théoriques égales, nos pratiques se sont domptées par les innovations technologiques des autres et, ceci n’est pas une fatalité fort heureusement.

 

Nul besoin de le rappeler, l’urgence fait partie intégrante de notre système éducatif guinéen. Plusieurs outils et cadres développés par le ministère en témoignent largement, à moins que ces stratégies ne soient pas de son émanation.

 

Les réponses marginales, établies en dehors des stratégies officielles établies et où l’exercice intellectuel vise à les rattacher sans fondement aux orientations nationales restent problématiques. Ces réponses opportunistes sans valeur pédagogique évidente pour l’instant, nous conseillent à dire que ses seules finalités sont sociales, ce qui est à saluer bien qu’elles ne datent pas d’aujourd’hui.

 

L’enseignement par la radio et la télé ne date pas d’aujourd’hui comme l’ont témoigné de respectables enseignant(e)s qui ont travaillé avec l’INRAP sur un financement de l’USAID vers les années 90. Cependant ces témoins ont apporté des précisions sur la stratégie d’alors : l’approche avait une dimension nationale, inscrite dans le programme détaillé ; les déroulés des émissions suivaient le programme scolaire journalier et pendant le temps d’écoute et de simulation, le corps enseignant assurait l’encadrement et la mobilisation des élèves et ceci dans une démarche pilote d’apprentissage.

 

Nous souhaitons encore reprendre ici, l’initiative du ministère pour la relance de l’enseignement à distance et autres stratégies de « continuité pédagogique » nous semble pertinente sous un angle social. En fonction de ce point de vue, voici selon nous le message à faire passer : chers élèves, la pandémie empêche la reprise de votre vie scolaire. Nous en sommes conscients et nous vous proposons des outils qui serviront à vous rappeler que vos institutions ne vous oublient point ». De notre point de vue, si le ministère s’en tient à cette balise, il aura fait le choix d’un objectif et du défi de l’entretien du lien social. Mais nous le savons tous, ce n’est pas le cas lorsque que l’on écoute et lis les annonces faites par les différentes parties prenantes de l’initiative.

 

Le premier reflexe pour des parents et la communauté éducative semble être par exemple : en sachant que de millions d’enfants et adolescents ont tout de même suivi entre 4-5 mois de cours, quelle vision et stratégie comptent proposer les décideurs aux ménages ? Quelles sont les mesures « politico-pédagogiques » proposées aux usagers du système en sachant qu’aussi bien pour le public que pour le privé, les parents, tuteurs, ont dépensé des milliers de francs guinéens pour la scolarisation des enfants et des adolescents ? Quelles sont les garanties opérationnelles offertes sur ce court terme pour viabiliser cette année scolaire et quelles sont les options prise pour le moyen et long termes pour corriger notre manque de préparation ?

 

Le COVID-19 et des interrogations sur notre capacité à perpétuer les droits de l’enfant

 

Nos propos ici ne sont pas ceux d’une évaluation directe des atteintes à ces droits. Il s’agit d’attirer notre attention commune sur les écarts existants en temps normal ante Covid en la matière et justement de préparer nos prochaines ripostes. Autrement dit, en terme médical, c’est comment pour chaque virus connu quelle posologie envisagée et pour les virus inconnus, quels systèmes de réserves nous enclencherons pour tenir et aller vers une résilience scolaire moins violente et la plus pédagogique possible.

Bien sur les décisions nationales ont fortement perturbé et perturberont les droits à l’education, aux jeux et loisirs, à la santé, à la participation, etc.

 

Pendant cette période d’avant pic du CORONAVIRUS, rassurer les parents par des mesures politico-pédagogiques est importante : Comment les décideurs peuvent clarifier leur vision sur le passage pour les classes ordinaires ? Quel mecanisme pour la validation des enfants et adolescents et jeunes en classe d’examens ? De façon opérationnelle, quel est le projet in COVID-19 et POST-COVID-19 du très courts terme (Mai-Juin-Juillet) que propose les décideurs à la nation en consultation avec les représentants habilités ?

 

Sans nul doute, le ministère compte des entités de planification stratégique outillées et rompues à de tels exercices (direction, communication, PSE, …). Tout l’enjeu du moment est de ne pas « recréer la roue », de proposer des opérations inscrites dans les plans, programmes, projets et de respecter scrupuleusement les critères d’efficacité, d’efficience et de transparence sous-tendus par une telle démarche et dans un tel contexte.

Les trois derniers RESEN et les revues réalisées en collaboration avec des Partenaires Techniques et Financiers fournissent suffisamment d’éléments pour contribuer à de telles opérations.

 

Une cartographie géo-référencée actuelle et dynamique des risques, établie avec les entités étatiques (ministère de la santé, ANSS, etc.) pourrait être d’un recours puissant pour l’actualisation des plans (très court terme ; court, moyens et long termes) en ayant en vue les résultats et les effets ou impacts à la fois pédagogique et sociale, en s’inscrivant dans les consignes sanitaires efficaces en public et les mesures barrières en petit groupe.

 

Le monitoring des réponses (plans) des actions « pilotes », y compris le sondage auprès des partenaires et des usagers est une condition sine qua non, un geste pédagogique qui doit rechercher la qualité des apprentissages. En plus des objectifs pédagogiques qui sont détaillés dans tous les programmes, n’est-il pas utile aussi de soutenir, promouvoir, développer de nouvelles compétences et savoir-faire « connexes » auprès des enfants et des adolescents aujourd’hui induits par les situations d’urgence et le confinement : développer la capacité d’autonomie d’apprentissage chez les enfants et les adolescents, institutionnaliser les savoirs et approches préventives sur les pandémies (Covid-19, Ebola), élargir les horizons de compréhension et de prévention des phénomènes environnementaux (Inondations fréquents, chargements climatiques, tremblements de terre, etc.) …. Qu’ils soient autant que possible mesurables, améliorables à l’infini.

 

 

 

 

Quelques idées pour maintenant, si seulement si la pandémie est vaincue avant trois mois

 

. Vers un programme allégé du primaire/secondaire/Formation Professionnelle : Préparer l’après covid-19 maintenant.

. Quelle validité des programmes de formation en ligne pour le peu d’écoles et de familles disposent de moyens technique et technologique ?

. Une décision politique à prendre : redoublement ou passage automatique et sur quels niveaux pédagogiques ?

. Développer une coopération volontariste, tout azimut avec les PTF/ONG et réorienter les budgets.

 

Quelques idées pour demain et après

 

. Réviser quelques pans des programmes scolaires pour intégrer les problématiques actuelles et futures (climats, pandémies, …).

. Développer des compétences pointues en appui psychosocial et autres compétences induites, auprès des collectifs enseignants (numérique, recherche, etc.).

. Modéliser les programmes allégés pour les situations d’urgence et de post-urgence.

– Le numérique au service de l’urgence et de la post-urgence : une plateforme des programmes d’enseignement du primaire/secondaire/professionnel et en définir et vulgariser les modalités d’accès.

De façon globale, développer et améliore les compétences des élevés selon deux dimensions : i/. Capacité d’autonomie d’apprentissage ; ii/. Les classiques : évaluer, renforcer et assurer une veille stratégique et opérationnelle sur le renforcement des compétences en Lecture, Français, Mathématiques des élèves et enseignants.

 

UN ELAN INDIVIDUELLEMENT COMMUN POUR UNE CHARTE POUR L’EDUCATION DE NOS ENFANTS, ADOLESCENTS ET JEUNES

 

Notre expérience de chercheur cède le pas souvent sur notre battement de cœur citoyen.

Notre système éducatif est malade depuis longtemps et l’origine de la pandémie ‘‘COVID-EDUC’’ n’a pas de porteur zéro (0). Tout au moins on peut dire « Tous et Toutes aussi responsables », tous-tes les citoyens-ennes de plus de 45 ans, tous les régimes qui se sont succédés et se succèdent encore sont co-responsables.

 

Notre irresponsabilité commune ou notre responsabilité molle et intéressée envers la jeunesse et les plus vulnérables causera notre perte individuelle et notre soi-disant « nation commune ».

La grande muette pour l’instant, ira, si elle n’est pas en train de partir, vers des valeurs « refuges » d’où elle tirera des pratiques « révolutionnaires » violentes et particulièrement humiliantes et qui nous exilera vers des contrées hostiles. Nous perdrons nos enfants, notre jeunesse et les petites ficelles effilochées de notre semblant de cohésion sociale et ainsi, s’en iront à vau-l’eau notre concept et nos pratiques de « cousinage à plaisanterie ».

 

Pour ces enfants et cette jeunesse, nous avons un devoir de réparation parce que depuis très longtemps, trois décennies au moins, notre stratégie n’a été que ‘’saupoudrage’’ et faux-fuyant envers eux. Une jeunesse qui de par son grand nombre – les moins de 35 ans représentent près de 78 % de la population et les 15-35 ans sont chiffrés à plus de 3,4 millions d’âmes- est censée nous remplacer et soutenir de façon formelle (sécurité sociale) et informelle notre retraite et nos vieux jours.

 

Il n’y a pas d’augments, politiquement signez une charte triennale pour l’education de vos enfants, de vos ados, de votre jeunesse. Un moratoire de 3 ans, sans violence, sans perturbation et pour l’education au sens propre et au sens figuré, sans manifestation pénalisant l’école, sans répression.

Il n’y a pas d’arguments, citoyennement signez cette charte qui scelle l’engagement des habitants pour l’education au sens propre et au sans figuré.

 

Pour conclure ces propos, il nous a semblé utile de mentionner cette célèbre boutade mille fois entendues auprès de plusieurs praticiens de l’education :

« Quand vous souffrez et que vous partez chez votre médecin, c’est pour vous soigner, vous trouver remède. En général, si ce/cette soignant(e) commet une erreur médicale, ou si vous n’êtes pas guéri(e), vous continuer à signaler aussitôt votre mal ou pendant la médication. Par exemple si votre fièvre montre encore, vous signalez.

Quand l’éducateur-trice/formateur-trice fait une erreur dans la transmission, l’apprentissage, celle-ci restera invisible pendant une décennie. Mais lorsque le réveil sonnera rendant visible cette tare et, comme tout phénomène longtemps enfui, les conséquences se mueront en une avalanche ravageant tout sur son passage cette fois-ci sans distinction de couleurs, d’obédience politique et d’ethnies, aucunes ».

 

La charte pour la jeunesse, c’est aussi pour nous toutes et tous.

 

 

 

[1] La baisse du taux de réussite en 2014 s’explique par la crise sanitaire liée à la maladie à virus Ébola

Robert Kamano

Apropos Alpha Oumar Diallo

Alpha Oumar Diallo est journaliste de formation. Issu de l'Institut Supérieur de l'Information et de la Communication (ISIC), ce jeune pétri de talents et d'objectivité a travaillé dans de nombreuses rédactions en Guinée et a collaboré avec de médias étrangers. Passionné de l'écriture, il traite régulièrement des sujets d'actualité en toute impartialité et fait des analyses objectives.

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