Alors  que les  campagnes  en  prélude  des  présidentielles vont  bon train au  pays  de  la  Teranga, notre  rédaction s’est  intéressée  à  cette  ferveur élective chez  le citoyen  lambda.

14 heures, sous  un soleil  de plomb grand Yoff vibre au  rythme  d’une  chanson  populaire  que  crache  une  sono hissée  sur  un  véhicule, des  jeunes aux couleurs  du  PASTEF , le  parti  du  plus  jeune  des  5 candidats    la présidentielle racolent  des  militants parmi eux Fatou  Cissé jeune  dame micro  en  main  se  distingue  parmi   tous,  expressément, elle  est  venu de  la  France  pour impulser  la  victoire  de  son  candidat dont  elle est impressionné  par  la  jeunesse  et  la vue  neuve  sur  la chose  politique sénégalaise.

De  son  point de  vue la présidence  doit  assurer  l’exécutif et  laisser  leur  indépendance  aux  autres  pouvoirs  constitutionnels.

A quelques kilomètres  de  là, sur  un  terrain  sablonneux, Daouda  Manko ne  cache  pas  sa  déception, pour  lui les  cartes  des  militants  des  partis  challengers  du  président  sortant sont retenues, le  chiffre  qu’il  avance  est  ahurissant 300000, il  a  une carte  mais  ne  votera  pas.

Bachir, lui est adulte, né  en 1966, il a  vécu  la  fin du  règne  de  Senghor et  pour  lui  pas  de  doute  le  bilan  de  Macky Sall est  extrêmement positif en  un  mandat , il a entamé des  travaux herculéens qu’un  autre  mandat  lui permettrait  d’assurer mais  il  voudrait  toutefois qu’une  fois  élu, Macky  se  débarrasse  des  dinosaures  qui  ont  animé  pendant  quatre  générations  la  vie politique  sénégalaise.

Si une  chose  est  claire, c’est  que  Dakar est  entré  de  plein  fouet dans  la  ferveur  élective  et  chaque  carrefour, chaque  quartier vibre  de  nuit  comme  de  jour  au  rythme  des  partis  en  lice  et de leurs desideratas.

Ousmane K. Tounkara pour Aminata.com