Rate this post

La Guinée vient d’engranger de quatre points dans le cadre du classement Doing Business pour l’année 2014 et s’inscrit en droite ligne dans l’amélioration du climat des affaires dans ce pays. C’est ce qui sort du rapport Doing Business du groupe de la Banque Mondiale lancé ce mardi 29 octobre à sa représentation résidente en Guinée et marquée par une vidéo conférence.

L’évènement a regroupé outre le représentant de la Banque Mondiale en Guinée, M. Cheick Fanta Mady Kanté et le représentant de la SFI (Doing Business), M. Habib Ann, des membres du gouvernement, des représentants de la société civile et du secteur privé guinéen.

Avant le lancement de la vidéo conférence animée par des responsables de la Banque Mondiale à partir de Johannesburg en Afrique du Sud et de Washington, Cheick Fanta Mady Kanté a tenu à préciser que pour cette année, « 20 pays à travers le monde ont amélioré leur Doing Business. Parmi ces 20 pays sur les 189 économies du monde figurent du continent Africain dont la Guinée qui est montée du 179 ème rang en 2013, au 175ème cette année ».

Pour sa part, le ministre délégué du Budget, représentant le ministre d’Etat à l’Economie et des finances, Mohamed Diarré a salué ce progrès qu’il met au compte des réformes économiques réussies grâce au partenariat entre la Guinée et le groupe de la Banque Mondiale. Toute fois, il n’oublie pas de citer les défis qui attendent à être levés pour rendre le climat des affaires en Guinée encore plus propice aux investisseurs privés. Il citera entre autres la maîtrise des coûts, la lourdeur administrative et l’insuffisance des infrastructures viables.

Prenant la parole, Hadja Ramatoulaye Bah du département de l’industrie et des Pme elle, dira toute sa joie pour ce classement mais « serai plus contente si le score était encore meilleur ».

Pour elle, « ce score est obtenu grâce à une volonté politique affichée accompagnée d’un partenariat réussi avec le groupe de la Banque Mondiale ». Elle reviendra dans les détails sur les secteurs ayant connus des progrès à savoir « la création d’entreprises avec la mise en place d’un guichet unique, le raccordement à l’électricité et le transfert de propriété». Elle a gagné respectivement 14 places, deux et 15 places sur le classement mondial.

Se félicitant des actions en cours pour le désengorger le port de Conakry et faciliter la tâche aux opérateurs économiques, Mme la ministre de l’Industrie a dévoilé les perspectives de son département pour l’amélioration du climat des affaires en Guinée qui passera selon elle, par la mise en place d’une unité du secteur privé comme au Gabon. Elle terminera par témoigner au secteur privé  qu’il est la raison d’être de son département.

Après avoir félicité le gouvernement et les différents acteurs impliqués dans la réalisation des réformes qui ont permis à la Guinée d’améliorer sensiblement son classement, M.Habib Ann de la Société Financière Internationale SFI du groupe de la Banque Mondiale, a estimé que pour lever les obstacles au secteur privé guinéen, il sera nécessaire “d’élaborer une lettre de politique générale”. Ce document dira t-il, permettra de préparer le code des investissements et d’encourager les entrepreneurs locaux à prendre des risques à créer des emplois à travers des Pme.

Le secteur privé abondera dans le même sens en saluant les progrès réalisés par la Guinée et estimé que les obstacles soient rapidement levés au bénéfice de tous.

Au cours de la vidéo conférence, les participants guinéens connectés en même temps que les Ivoiriens, les Burundais et le Gabonais, figurant parmi les heureux élus des neuf pays du continent ont suivi avec intérêt la communication des experts du groupe de la Banque Mondiale avant la séance questions-réponses avec les journalistes.

Pour améliorer son classement en 2015, la Guinée devra sensiblement améliorer les indices de paiement des taxes et impôts, le commerce transfrontalier et la protection des investisseurs.

A retenir qu’en Afrique le meilleur élève du Doing Business reste le Rwanda, suivi du Burundi et de la Côte d’Ivoire. Au plan mondial, le Singapour occupe le 1er rang pour la facilité des affaires devant la Région administrative spéciale de Hong Kong (Chine), la Nouvelle Zélande, les Etats Unis d’Amérique et le Danemark (1er d’Europe). En Afrique, la tête du peloton est menée par l’Ile Maurice 20ème  au monde suivi du Rwanda, 32ème et de l’Afrique du Sud qui vient à la 41ème place mondiale.

Le classement Doing Business évalue les réglementations ayant une incidence sur 11 étapes de la vie d’une entreprise: création d’entreprise, obtention de permis de construire, raccordement à l’électricité, transfert de propriété, obtention de prêts, protection des investisseurs, paiement des taxes et impôts, commerce transfrontalier, exécution des contrats, règlement de l’insolvabilité et embauche des travailleurs. Les données d’embauche des travailleurs ne figurent pas dans le classement de cette année sur la facilité de faire des affaires, rappelle t-on sur le site officiel de l’institution. Et rendez-vous est pris pour octobre 2014.

B.Abdallah pour Aminata.com

PARTAGER

1 COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here