Après plus d’un mois de crise éducative en Guinée, les élèves pourront enfin reprendre le chemin de l’école. A Kindia, la suspension de la grève a été un ouf de soulagement  et de satisfaction chez les élèves et leurs parents. Tout de même, ils plaident pour le rattrapage des cours et le prolongement du programme scolaire. 

Les grèves du 13 novembre 2017 et du 12 février 2018, même si c’étaient un moyen pour le SLCG de revendiquer ses droits, elles ont animé la peur et l’inquiétude chez les parents, qui ne manquent pas d’exprimer leurs amertumes.

Elles ont émaillé des violences dans la capitale Conakry et dans certaines villes de la Guinée.  Elles ont également  couté la vie à plusieurs citoyens, qui seraient élèves et étudiants. La sortie de cette crise est un sentiment de satisfaction. En tout cas, c’est ce qu’affirme Abdoulaye Bah, membre de l’union préfectorale du SLECG de Kindia chargé des affaires sociales.

« L’accord trouvé entre le SLECG et le gouvernement, ça nous réjouit. Il nous a permis de ne pas aller à l’année blanche. Les enfants ont maintenant la chance d’aller à l’école. Nous corps enseignant, sommes aussi déterminés à reprendre le chemin de l’école. A faire tout ce qui est de notre prorogatif. Il n’y a pas quelqu’un qui aime  les élèves plus que les enseignants. Nous les aimons et regrettons tous  ce qui est arrivé. Parce que ce n’est pas ce que nous avons souhaité. Maintenant, nous allons faire appel aux parents d’élève de libérer les enfants. Nous allons se battre par tous les moyens, de rattraper les heures perdues », a-t-il promis.

Du coté des parents d’élève, c’est une bouffée d’oxygène. Interrogée, Aissata Yatara n’a pas manqué d’exprimer  toute sa satisfaction. Elle demande tout de même le Président de la République, d’être à l’écoute du peuple pour l’émancipation de cette société. Apres donc la reprise des cours, l’achèvement des programmes est la préoccupation de cette mère de famille.

« L’inquiétude que j’avais, était l’avenir de nos enfants. Nous, nous pensions que cette grève ne devait pas durer. Mais aller jusqu’à ce niveau, ça nous a beaucoup inquiété. Cette entente entre ces deux parties nous a beaucoup réjouit. Le président doit comprendre que nous voulons la paix dans ce pays. Il n’a qu’à bien écouter les gens. Cela lui permettra de bien gérer ce pays.   Je demande aux autorités concernées de l’éducation nationale, de  prolonger le programme scolaire, pour permettre aux enfants de compenser les cours perdus. S’ils décident de fermer  les classes dans un bref délai, ça va sérieusement impacté sur la formation des élèves », a-t-elle plaidé.

Les enseignants rencontrés sont déterminés plus que jamais, à récompenser les cours perdus pendant cette grève qui a secoué le secteur éducatif guinéen.

Ils invitent d’ailleurs les élèves à se présenter dans les écoles respectives à partir de ce jeudi 15 mars 2018 à 8 heures précise comme d’habitude.

Abdoulaye Bangoura correspondant d’Aminata.com