orangeguinee guicopresse UBA
viol, photo d'illustration
viol, photo d'illustration

Kalinko (Dinguiraye) : une femme violée par deux agents des forces de sécurité ! (Exclusif)

Un fait inédit s’est produit le vendredi 9 février 2018 dans la sous-préfecture de Kalinko située à 85 kilomètres de la Préfecture de Dinguiraye. 

Selon nos informations, deux hommes en tenue de gendarmes ont violé la femme d’Oumar Barry dans la localité de Kalinko. Une sous-préfecture qui a été le théâtre des violences post-électorales. Où les habitants en deuil continuent de pleurer leurs morts. C’est une chose équerrant.

À en croie notre source : « C’est le vendredi 9 février dans les environs de 13 Heures que deux agents des forces de sécurité ont violé Djaraye Barry ; une nourrice âgée d’une vingtaine années. L’acte s’est passé dans la localité de Boubèrè secteur Kansato, Sous-préfecture de Kalinko. La femme se trouve dans un état très critique. Vu son état elle nécessite une évacuation pour ne pas qu’elle décède. Parce qu’ici, le centre de santé est manque de médicaments appropriés », a alerté notre interlocuteur très inquiet.

Notre rédaction a joint au téléphone Oumar Barry, le mari de la victime. Il raconte le calvaire qu’a subi sa femme qui risque de mourir si rien n’est fait dans les jours à venir: « c’est dans les environs de 13heures au moment où tout le monde était à la prière de vendredi qu’une vieille femme, c’est-à-dire une voisine est venue puiser l’eau chez moi et ne pouvant pas transporter son seau rempli, ma femme est venue transporter le sceau jusque chez elle environ 2 kilomètres qui est séparé par un broussard. C’est sur son chemin de retour que deux jeunes non identifiés mais habillés en tenue de gendarme l’ont interpellé et lui ont pointé l’arme à la tête en lui disant si tu cries, on va te tuer. Ainsi, ils l’ont transportée en brousse d’à côté, lui ont attaché une corde au cou et rattaché à un arbre. Ensuite, ils ont attaché sa bouche, puis ses pieds et ses mains. Ils l’ont fait coucher sur ses deux bras déjà attachés. Après leur sale besogne, ils l’ont laissé là-bas sous le soleil et en sang. Ce sont ses cris qui ont alerté les passants qui sont venus la détachée et l’amener au centre de santé pour des premiers soins. Depuis le vendredi ma femme qui allaite un garçon de 5 mois n’arrive pas à se relever et marcher ; elle souffre énormément. Notre famille est en deuil », a raconté Oumar Barry en larmes.

Le mari de Djaraye Barry a saisi cette occasion pour lancer un appel pressant aux autorités et aux structures de la société civile pour sauver sa femme et arrêter les coupables. « Je demande le soutien des autorités et des personnes de bonnes volontés pour non seulement aider ma femme pour sa santé mais aussi d’ouvrir des enquêtes pour mettre mains sur ces agresseurs qui ont voulu la tuer dans la brousse. En tout cas nous sommes inquiet, car, on ne sait vraiment pas quoi faire tout le village est inquiet ». 

Le mari de la femme a indiqué auparavant que : « Toute la matinée du vendredi on sentait l’odeur de fumée de la drogue aux alentours de la forêt qui borde notre concession ».

La question qui taraude les esprits est de savoir, est-ce les gendarmes qui ont été envoyés pour la sécurisation de la localité de Kalinko pour éviter d’autres violences qui ont commis cet acte « horrible » ou est-ce des bandits qui ont profité de cette situation pour le faire ? Des enquêtes nous éluciderons davantage.

Pour l’heure, le couple n’a que leurs yeux pour pleurer en attendant l’assistance des bonnes volontés.

Affaire à suivre…

Oumar M’Böh pour Aminata.com

+224 622 624 545/666 369 744

mbooumar@gmail.com  

 

 

Apropos Alpha Oumar Diallo

Alpha Oumar Diallo est journaliste de formation. Issu de l'Institut Supérieur de l'Information et de la Communication (ISIC), ce jeune pétri de talents et d'objectivité a travaillé dans de nombreuses rédactions en Guinée et a collaboré avec de médias étrangers. Passionné de l'écriture, il traite régulièrement des sujets d'actualité en toute impartialité et fait des analyses objectives.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Translate »