Si les citoyens se mobilisent pour venir en aide aux victimes de l’inondation, l’élan de solidarité n’y est pas. Les sinistrés sont abandonnés à leur sort. A Gaoual, selon des habitants contactés par Aminata.com, les victimes manquent de tout : vivres, abris, couvertures, médicaments, … Elles passent la nuit à la belle étoile à la merci des contraintes de la nature.

Cette calamité a réduit toutes les infrastructures et investissements à zéro. Coupée du reste de la région de Boké, Gaoual risque de nouer avec la famine. De plus en plus des sinistrés sont impuissants face leur sort. A l’absence de l’eau potable, ils consomment toute sorte d’eau. Certains boivent des eaux de pluie pour asservir leur soif. Cette année, les enfants risquent de ne pas aller à l’école en tout cas pour le moment. Toutes les classes sont sous les eaux. A Conakry où se concentre toute l’administration du pays, rien n’est fait pour venir en aide aux nécessiteux de cette préfecture connu pour le développement de son élevage.

Au ministère des affaires sociales, aucun programme n’est prévu pour venir au secours de victimes de calamités naturelles. Un cadre de ce département sous couvert d’anonymat révèle à notre rédaction que des réunions se multiplient mais le nerf de la guerre fait défaut. Aucun moyen financier n’est encore disponible pour secourir les victimes. 48 heures après le désastre, le gouverneur de Boké, le Général Siba Loualamou s’est limité à l’identification des victimes. Rien n’est prévu après cette identification.

Sur les réseaux sociaux, l’appel en aide aux victimes s’accentue. Les ressortissants des différentes sous-préfectures comme Madina Gueladji se sont mobilisés à Conakry pour secourir les victimes. Entre l’inaction et le mépris, les autorités de Conakry brillent par le silence.

Alpha Oumar Diallo pour Aminata.com

alphanyla@gmail.com

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