Contrairement aux années antérieures, trois villes de l’intérieur du
pays abriteront la neuvième édition du festival international de
Conakriri en Guinée. Plusieurs grandes personnalités des
professionnelles de l’humour et du rire de la sous-région et à
l’international prendront part à cet événement prévu du 28 septembre
au 2 octobre 2017. A cette occasion, le directeur du festival
international de Conakriri, Henry Kevin Boua a accordé une interview à
notre reporter jeudi 10 août 2017, pour annoncer le fonctionnement de
l’activité.
Lisez l’intégralité de l’interview

Parlez de nous votre festival ?

M. Boua : « Le festival international de Conakiri est un festival
comme tous les autres festivals de la sous-région comme à
l’international comme celui du festival  de rire de Paris, celui de la
Belgique, c’est au même au titre que ce festival là. Alors le festival
international de Conakiri c’est quoi, nous nous sommes dit que nous
sommes un pays comme les autres et qu’il fallait mettre sur pied un
projet innovateur captivant qu’il puisse rassembler toute la crème
professionnelle de l’humour et du rire. Alors qu’est ce qui nous a
poussés à créer ce projet ? C’est tout simplement parce que nous avons
des jeunes qui sont talentueux.

Ça sera une occasion pour ces jeunes
qui font de l’humour et de la comédie de se rassembler, de trouver un
cadre idéal approprier  à leur image à leur profession. En venant au
festival international de Conakiri, c’est vrai qu’ils viennent gagner
ce produit et ça serait une occasion pour eux de se vendre eux même au
près des internationaux, auprès des managers afin de les trouver,
parce que nous au festival international de Conakiri, nous les mettons
le professionnalisme, c’est surtout de leur organiser une carrière
professionnelle afin qu’ils soient vraiment compétitive sur le marché
international de l’humour et de rire ».

Dite nous comment faire pour participez à votre concours ?

M. Boua : « Le Conakry comédie club est une plateforme où on vient,
on expose, par exemple si les jeunes pensent avoir le talent, ils
s’inscrivent sur la page facebook qui est Conakry comédie club ou
festival international Conakiri, et puis on les fait appel, ils
viennent exposer leurs talents, c’est le public qui les jugera ».

Qu’est ce qui vous pousse à organiser cet événement ?

M. Boua : « Nous, on s’est dit que c’est pas de fait de faire envoyer
R-Kelly, Beby Phillipe ou Rianna à Conakry seulement qui est une bonne
chose. On s’est dit aussi que l’humour est un facteur de
développement, avec notre slogan le rire, vrai facteur de
rapprochement des peuples. A travers l’humour là que les gens aiment
beaucoup ».

Qu’est ce qu’on peut s’attendre  des jeunes humoristes qui seront
détectés lors de votre festival international Conakiri ?

M. Boua : « Quand tu fais du bon boulot, il faudrait que, au retour
que tu ais une récompense. C’est comme quand votre véhicule est en
panne, ce n’est pas chez un docteur que vous allez chercher pour le
réparer,  c’est plutôt un mécanicien qui est professionnel à en la
matière. Et quand il fini de le réparer, il est évidement que vous le
payez quelque chose.  Donc nous on demande à ces jeunes de venir
exposer leurs talents. En retour, il y a la présence des producteurs
venant de la sous région, à l’international ».

Quelles sont les personnalités professionnelles qu’on peut s’attendre
pour cette année ?

M. Boua : « Cette année, on a la chance d’avoir l’école d’humour de
Quebec avec son directeur pédagogique Monsieur Ive Trotier qui sera à
Conakry. Nous avons encore la deuxième grande personnalité du festival
de Cann qui se fait à Paris, Monsieur Oscar Sisto, qui nous a écrit
ouvertement, qui a écrit à Monsieur le Ministre de la culture et le
gouverneur de la ville de Conakry  pour dire que le festival non
seulement, il a soutenu, mais lui-même il viendra pour apporter son
savoir faire le professionnel en tant que membre des jurés et deuxième
personnalité de Cann à Paris, pour donner son savoir faire au jeunes
humoristes de Guinée ».

Quel sera l’étape suivante des candidats qui seront retenus ?

M. Boua : « C’est de faire d’abord une tournée à l’intérieur du pays.
On ne veut plus faire de l’humour à Conakry seulement. C’est raison
pour laquelle, je vous ais dit que pour cette neuvième édition, nous
allons faire une deuxième sortie. Nous avons déjà une première dans
les années passés au cours du même festival. Cette année, Sangaredi,
Boké et Kamsar seront nos trois villes invitées ?

Comment la sélection va se passer ?

M. Boua : « Nous irons voir les talents  qui sont dans les
différentes régions là.  Nous allons prendre quelques uns à Conakry
pour aller les présenter à ces jeunes, ça serait une façon d’échanger,
de repérer en même temps et pourquoi pas les inviter à Conakry pour
avoir la formation.  Notre objectif aujourd’hui, c’est n’est pas de
les vendre du cout, mais c’est aussi de les donner la force. Pour les
faire comprendre que le talent seulement ne suffit pas. Le talent à
besoin de formation. Il a besoin d’être accompagné. Il a besoin d’être
structuré. Voici ce que nous demandons aux jeunes. Dans les trois
prochaines années qui arrivent. Vous verrez avec le partenariat de
l’école national de l’humour.

Le festival de cette année commencera quand et quelle est la durée ?

M. Boua : « Ça commencera du 28 septembre au 2 octobre 2017. Ça sera
une date à Sangaredi, une à Boké et une Kamsar ».
Quel est votre source de financement ?

M. Boua : « On n’a pas de financement, nous n’avons  qu’un peu de sous
à travers Conakry comédie club. Au cours des activités de Conakry
comédie club, c’est des jeunes talents que nous sélectionnons  dans
les différents quartiers que nous venons exposer dans le sens de
démonstration de talent. Donc les fonds de financement en vrai dit on
n’en n’a pas. Nous le faisons à travers les tickets que nous vendons
dans chaque fin de mois à travers les différentes séquences de Conakry
comédie club. A côté de cela, on a des mécènes. Des gens qui sont très
attentionnés et qui œuvrent aussi pour le bien être du développement
de la culture. Le financement ça va venir mais nous, on a besoins de
faire un travail sérieux. Parce que si tu ne mets pas du sérieux dans
l’humour, tu va te casser la figure. Donc nous c’est d’abord le
travail, le financement nous ne l’en avons pas. Mais nous comptons
faire  du bon travail ».

Interview réalisée par Ibrahima Sory Barry

Tel : (+224) 654-79-50-63

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