Guinée: un journaliste d’Aminata.com brièvement interpellé par la police
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La police guinéenne institutionnalise-t-elle le racket? Tout porte à croire qu’aucun effort n’est fait pour lutter contre ce fléau. Mais au contraire, ceux qui le dénoncent sont persécutés. La preuve, ce vendredi 18 août, un journaliste de votre quotidien en ligne a été brièvement interpellé par des policiers en colère.

L’unique faute de Kindy Dramé, est d’avoir voulu filmer un policier en train de racketter un conducteur de taxi-moto dans une gare routière de la ville des agrumes, à Kindia. Après être aperçu en train de prendre des images, notre confrère sera conduit dans un commissariat. Au poste de police, il va passer deux heures à être interrogé sous procès-verbal.

Comme le ridicule ne tue pas, c’est l’agent surpris en train d’arnaquer le pauvre conducteur qui va conduire l’interrogatoire. Notre confrère sera bombardé des questions tels que: «pourquoi vous avez pris des images sans autorisations?Où est votre ordre de mission?”

Faut-il avoir de l’ordre mission pour filmer un agent surpris en flagrant en train de soustraire frauduleusement de l’argent? Au bout de deux heures rythmées de menace et de tentative d’intimidation, les agents de police vont finir par supprimer toutes les images contenues dans son appareil avant d’être relâché.

Aminata.com attire l’attention de l’opinion nationale et internationale sur les menaces, tentatives d’intimidation et violences physiques qui pèsent contre ses journalistes. Le 2 août dernier, c’est Mamadou Aliou Barry, un autre journaliste de notre rédaction qui a été violemment agressé lors du meeting de l’opposition.

Aminata.com condamne ces pratiques qui entravent la liberté de presse garantie par la constitution.

La Rédaction

 

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