En marge de l’Assemblée Générale de l’UFDG, le chef de file de l’opposition guinéenne a dénoncé l’Etat d’âme du président de la République face à certaines institutions internationales concernant les élections en Guinée.  Il a profité de l’occasion pour dénoncer aussi le non-respect des engagements du chef de l’Etat pour mettre fin à la crise politique dans le pays.

Dans son intervention, le président de l’UFDG a rappelé qu’il y’avait 4 décisions majeures que l’opposition républicaine réclame à la CENI, il s’agit de l’adoption d’une nouvelle loi sur la CENI, l’audit et assainissement du fichier avant les élections législatives, le règlement juste et équitable du contentieux électoral, l’ouverture d’enquête sérieuse pour identifier les auteurs des crimes commis pendant nos manifestations, on a demandé une assistance financière aux victimes de ces violences.

« On a tué beaucoup de citoyens qui n’ont pas eu droit à la justice pendant qu’ils sont en train d’exercer un droit constitutionnel, celui de manifester dans la rue. C’est des manifestations pacifiques, nous les avons enterrés la plupart au cimetière de Bambeto, dans le carré réserver aux victimes d’Alpha Condé. Ils n’ont pas eu droit à la justice. Nous devons exigés la justice pour nos compatriotes qui ont été arrachés à l’affection de leurs parents et de leur parti politique parce que c’était des manifestants ou parfois, ils manifestaient dans le cadre des grèves syndicales », a déclaré Cellou Dalein Diallo devant ses sympathisants samedi 14 juillet 2018.

La loi sur la CENI  qui a été adoptée récemment à l’Assemblée Nationale, le chef de file de l’opposition a reconnu cela comme un premier pas gagné. « On a une nouvelle loi qui n’est peut-être pas parfaite, mais qui mérite désormais d’exister. Nous voulons que la prochaine CENI puisse organisée les élections législatives », a-t-il souhaité.

Au niveau du fichier, les tractations continuent pour que l’audit et l’assainissement du fichier soient réalisés par des experts à la disposition de la Guinée par l’Union Européenne, les Nations Unies et l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). « Vous savez que, Alpha Condé avait décidé qu’il ne veut pas de l’Union Européen et des nations Unies. Qu’il voulait confier cette tâche seulement à l’OIF. Grâce à nos protestations, désormais l’Union Européenne et les Nations Unies pourront participer à cet exercice important ».

En ce qui concerne le contentieux électoral, la revendication qui est de l’opposition républicaine, c’est celle de les restituer les suffrages qui les ont été volés dans les centralisations lors des communales du 04 février dernier. « Cette revendication ce n’est pas seulement pour le siège ou les quartiers, c’est pour combattre le vole et la fraude électoral », a-t-il précisé.

Ibrahima Sory BARRY pour Aminat.com

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