Faya Millimono, leader du Bloc libéral
Faya Millimono, leader du Bloc libéral

Le président du Bloc Libéral Dr Faya Millimono a animé une conférence de presse au Siège du BL situé dans le quartier de Yembeya, commune de Ratoma. Il a été question de se prononcer sur le scrutin du 04 février dernier et de donner son point de vue sur les violences post-électorales en Guinée.

Selon le leader du Blonc Libéral, son parti condamne avec la dernière énergie toute violence enregistrée en Guinée et surtout en cette période post-électorale. Dr Faya Millimono condamne par la même occasion, tout discours ethnique comme ils l’ont constaté dans les temps qui courent.

Pour lui, le recours à la race ou à l’ethnie est pour les hommes faibles, des incompétents. Il a profité de l’occasion pour en rappeler au sens de responsabilité les uns et les autres. Il en n’a appelé à la paix mais surtout à la justice car c’est par la justice qu’ils vont construire la paix dans le pays.

Les élections communales du 04 février dernier, contrairement à ce qui a été souhaité ont été émaillées de beaucoup d’irrégularités. « Le premier responsable de ces irrégularités d’abord c’est la CENI, au niveau central comme au niveau local, elle a été complice des fraudes constatés. Elle est responsable aussi des violences que nous déplorons aujourd’hui », a-t-il accusé.

Il a poursuivi son intervention en dénonçant que le deuxième responsable de l’échec de ces élections c’est le gouvernement. « Nous sommes une république qui est encadrée par une constitution et par les lois. En violation de l’article 26 de notre constitution, nous avons vécus l’arrêt de toute activité du gouvernement pour aller en campagne à l’intérieur du pays avec l’argent de l’Etat. Il faut avec force dénoncer cela, condamner cela parce que c’est de nature à nous empêcher de construire le rêve d’une société libre et démocratique. Nous avons été très déçus par ce comportement là et les élections telles que nous les avons vécus étaient illégales. Les uns ont utilisé ce qui appartient à tous et nous autres, nous devrions compter uniquement sur les maigres moyens que nous disposions. Malgré tout, nous sommes encore troublés par ce que les résultats ont donné », a ajouté M. Millionmono.

Ensuite, il a indexé comme troisième responsable de ce qu’ils déplorent et condamnons aujourd’hui, est l’appareil judiciaire. Pour lui, comme toujours, il a manqué à son devoir républicain. « Le Bloc Libéral comme beaucoup d’autres entités d’ailleurs  est victime de délit de justice dans plusieurs circonscriptions, c’est le cas de Yomou, de Lola, de Guéckédou et plusieurs autres circonscriptions. C’est des choses que nous continuerons à condamner avec force », s’est-il plaint avant de signaler qu’il a à plusieurs reprises, personnellement interpelé le ministre d’Etat à la justice   pour porter à sa connaissance le comportement  irresponsable, antirépublicaine de ceux qu’on appel abusivement  des magistrats parce que quand un magistrat ne peut pas interpréter la loi, ce n’est qu’un criminel en puissance.  C’est sont des responsables de toutes les violences qui sont en train de se passer aujourd’hui dans le pays.

La suite de ses accusations indique les certains responsables politiques, « d’autres responsables que nous somme en train de vivre, c’est l’irresponsabilité des acteurs qui s’adressent au peuple de Guinée par la voix haineux. Nous avons entendu des discours qui n’étaient pas digne des hommes politiques responsables ou des acteurs sociaux responsables.

On n’a pas besoin de cultiver la haine, on n’a pas besoin de rappeler que nous sommes des ethnies différentes. Nous sommes peut être de plusieurs ethnies, de confection religieuse différente, de plusieurs régions de ce pays, mais nous appartenons tous à la Guinée, c’est celle la que nous voulons construire et nous sommes tous condamnés de vivre dans ce pays, dans l’harmonie, si non nous allons tous mourir comme des idiots ». 

Le Bloc Libéral condamne ces discours haineux et il a profité de l’occasion pour interpeler l’Etat de prendre les dispositions parce que pour Dr Faya Millimono, ces discours haineux, c’est d’abord les acteurs proches du pouvoir qui commencent à les proférer parce que c’est sont eux qui bénéficient d’une impunité totale et c’est ce qui encourage d’ailleurs d’autres de continuer à s’aimer cette haine.

Ibrahima Sory BARRY pour Aminata.com

Tel : (+224) 656 77 52 34

 

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