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Couvre-feu en Guinée : des bavures des forces de l’ordre signalées dans les périphéries de Conakry

Les plaintes se multiplient contre les forces de l’ordre depuis l’instauration du couvre-feu pour empêcher la propagation de la maladie à Coronavirus en Guinée. La dernière en date vient d’un citoyen résidant à Samatara (Sonfonia) dans la commune de Ratoma en haute banlieue de Conakry ayant subi des exactions du 2 au 3 juin 2020.

Mohamed Lamine Sylla est parmi sept personnes qui auraient été arrêtées et maltraitées avant de payer de fortes sommes d’argent pour recouvrer leur liberté.

Arrêté devant sa porte par des gendarmes de l’ECO-18 de Samatara en patrouille, Mr Sylla affirme avoir été malmené par des agents dans les locaux de cette brigade.

 « C’est à 23 heures 15 minutes le mardi 2 juin 2020 que des agents de la gendarmerie numéro 16 de Samatran m’ont arrêté. Ils m’ont invité à monter à bord de leur pickup up, j’ai résisté parce que j’étais  devant ma porte. Ils m’ont dit que comme ils m’ont trouvé dehors, je dois obligatoirement monter et c’est ce qui fût fait. Une fois à bord, on nous transporte à l’ECO16. Tous nos biens ont été retirés. Après moi, six autres personnes ont été arrêtées.  Vers 07 heures du matin, certaines personnes ont négocié avec les gendarmes en payant de l’argent. Un autre jeune a été retiré du lot et nous, on nous a demandé 200 mille francs guinéens  pour qu’on puisse être libérés. Je leur ai dit que je suis un travailleur et je dois appeler ma famille, et surtout de me rendre mon téléphone. Directement, un agent se jette sur moi et me donne des coups violents. Il me cogne au mur et me blesse dans la prison.  Je lui ai demandé si c’est comme ça ils travaillent. C’est comme ça vous torturez les gens? Et il me répond ceci : tu n’as rien vu. Le pire t’attend.  C’est ici qu’on appelle Guantanamo. C’est à 8 heures que ma tente est venue Payer 500 mille francs guinéens pour que je recouvre ma liberté. Je ne voulais pas qu’elle paye mais elle a fini par payer. Dès que je me suis plaint des tortures que j’ai subies, on m’a retourné dans la cellule », a-t-il expliqué.

Poursuivant ses explications, il affirme avoir demandé qu’on me transfére au tribunal où il aurait pu dénoncer ce qui se passe dans cette gendarmerie ou bien lui permettre de rencontrer leur chef du nom de Colonel Monchon pour lui poser quelques questions sur le comportement de ses éléments.

Avant de terminer, Mohamed Lamine Sylla a fait savoir que les tortures qu’il a subies lui ont donné des maux de dos, des vertiges et des courbatures.

Mamadou Aliou Barry pour Aminata.com

(+224) 622 304 942

Apropos Alpha Oumar Diallo

Alpha Oumar Diallo est journaliste de formation. Issu de l'Institut Supérieur de l'Information et de la Communication (ISIC), ce jeune pétri de talents et d'objectivité a travaillé dans de nombreuses rédactions en Guinée et a collaboré avec de médias étrangers. Passionné de l'écriture, il traite régulièrement des sujets d'actualité en toute impartialité et fait des analyses objectives.

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