Sékou Koundouno, administrateur de Balaie citoyen
Sékou Koundouno, administrateur de Balaie citoyen

Dans un entretien accordé à notre rédaction, Sékou Koundouno administrateur de la Cellule Balai Citoyen a dénoncé énergétiquement le confinement de Cellou Dalein Diallo président de l’Union des forces démocratiques de Guinée et chef de file de l’opposition guinéenne qui avait appelé à une marche pacifique ce mardi 30 octobre 2018 sur l’autoroute Fidel Castro de Conakry.

« La manifestation interdite par les autorités de la ville de Conakry. La police et la gendarmerie sont en train d’exécuter cela sur le terrain. Nous, nous sommes là, une cinquantaine d’observateur a été déployée depuis 6 heures du matin. Nous avons constaté depuis 6 heures 30, un dispositif impressionnant des services de sécurité au niveau des artères qui mènent vers le domicile de Cellou Dalein Diallo chef de file de l’opposition guinéenne. Aux environs de 10 heures, nous constaté que le chef de file n’a pas passé la nuit dans ce domicile. Il est venu dans un autre véhicule accordé une interview à la Presse. Nos observons un dispositif de confinement. La restriction des libertés individuelles et collectives est une pratique anticonstitutionnelle. Nous dénonçons le confinement qui est aussi une pratique anticonstitutionnelle », a-t-il dénoncé.

Poursuivant, il a fait savoir que l’État guinéen n’a aucun mandat, aucun pouvoir d’interdiction des manifestations en Guinée.

« La constitution guinéenne est claire. Elle autorise à tout citoyen à manifester, de cortège et de sit-in. Mais pour des questions de sécurité, l’État peut l’interdire. Mais du mois de mai dernier jusqu’à date, nous sommes à une interdiction systématique. Nous ne sommes pas dans une dictature. Nous ne sommes pas dans un royaume, ni dans un Empire où le monarque et ses disciples dictent aux autres ce qu’ils doivent faire. Ils ne peuvent pas l’autoriser permanent, mais aussi ils ne peuvent pas l’interdire permanent. On ne peut pas continuer à confiner les gens éternellement ou empêcher que les guinéens se jouissent de leurs libertés individuelles et collectives », a-t-il indiqué.

Pour terminer, il a invité le gouvernement, les opposants, la société civile et les partenaires techniques et financiers à se retrouver pour trouver une solution à cette crise.

Mamadou Aliou Barry pour Aminata.com

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