C’est à l’occasion de la journée panafricaine du cinéma célébrée pour la première fois en Guinée jeudi 12 octobre 2017, que le secrétaire général de la Fédération Panafricaine du Cinéma (FEPACI), Cheick Oumar Sissoko a invité le ministre de la culture guinéen de chercher à comprendre l’importance de l’image.

Selon lui « Monsieur le ministre il faut que vous compreniez l’importance de l’image », a-t-il interpelé avant d’indiquer un constat qu’il a fait sur une image qui lui a beaucoup marqué quand il est arrivé en guinée pour assisté la cérémonie culturelle.

« Je suis arrivé hier dans la nuit, j’ai vu à la télévision une cérémonie, la journée internationale de la jeunes fille. Son Excellence le président Alpha Condé a cédé longtemps ses prérogatives à une jeune fille.  Dans les idées, c’est l’émancipation du rôle de la femme dans notre environnement, si cela ne se fait pas, nous n’allons pas nous développer. Sans l’image, les guinéens n’auraient pas su cette symbolique faite. Sans l’image l’Afrique et le monde n’auraient pas su cette volonté au niveau de votre pays et que le président en exercice de l’Union Africaine essaye de communiquer cela aux autres », a-t-il souligné.

Il a poursuivi en faisant comprendre que l’intervention du ministre de la culture guinéenne sur cette journée là pour montrer sa volonté et de celle de son département ne sera connue par personne sans l’image.

« Parce que l’image c’est la mise en évidence de la réalité de conscience collectée qui permet au peuple de comprendre leur droit et leur devoir et de se prendre en charge. Et si vous regardez aujourd’hui, les gémonies médiatiques c’est l’Europe, c’est l’Amérique, ils construisent et déconstruisent la vie dans les pays. Ils construisent et déconstruisent l’économie parce que c’est  eux qui disent ce qui est vrai et ce qui est faut. A chaque fois qu’on présente l’Afrique, c’est l’Afrique malade, l’Afrique mendiant, l’Afrique avec des guerres ou conflits qu’eux même ils construisent pour mieux exploiter nos ressources », a-t-il expliqué.

Plus loin, Il a ajouté qu’il faut que les africains comprennent, c’est pour cela, il faut une forte implication des autorités.

« Nous avons par chance, d’être dans le pays du président en exercice de l’Union Africaine. Nous notre travail de cinéaste, c’est d’officialiser dans les salles nos façons de vivre. Demain de prendre du plaisir, de souffler pour lutter, qui sont celles de sociétés africaines mais que l’univers des images a écarté dans le monde. On ne voit pas nos films. On a fermé les salles. Cette salle est belle, mais la Guinée avait 27 salles. La Guinée au début des indépendances était à l’avant-garde de la production cinématographique, tout cela a disparu suite aux négligences », a dénoncé le secrétaire général de la FEPACI.

Ibrahima Sory BARRY pour Aminata.com

Tel : +224-654-79-50-63

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