Gomou Gnanga Komata, premier vice-gouverneur de la Banque centrale
Gomou Gnanga Komata, premier vice-gouverneur de la Banque centrale

Il y a quelques semaines, la Banque centrale a annoncé la mise en circulation de nouveaux billets de 20 000 et 2 000 francs guinéens. Depuis, les commentaires vont bon train. A l'occasion du 59e anniversaire de la monnaie nationale, Gomou Gnanga Komata a apporté des explications sur les motifs de cette décision. 

"Depuis un certain moment nous avons commencé à travailler sur les éléments de sécurité de billets. Vous savez dans un pays, c'est les grosses coupures qui sont souvent attaquées. Les billets de 20 000 ont fait l'objet des coupures de certains éléments, juste de photocopies en couleur. De l'examen qu'on a eu, il n'y a pas eu une fraude massive de façon indiscrète. Les billets de 10 000 c'est des billets qui étaient là, ça n'a pas changé. La seule chose c'est qu'on a réduit les marges pour avoir très peu de dépenses sur les papiers et réduire les coûts de fabrication de billets. Il se pose souvent à la Banque centrale de la question sur les petites coupures. Les gens disent qu'il n'y a pas de petites coupures. On met des petites coupures les gens ne prennent pas. Donc, pour un peu augmenter la mobilité des citoyens guinéens on a introduit les billets de 2 000. Ces billets c'est pour permettre à la banque centrale de mettre à la disposition de la population de nouvelles gammes. On aura un peu comblé la gamme. On a les 20 000, les 10 000, les 5 000, les 2 000, les 1 000, les 500 et les billets de 100 francs.

Les gammes des billets ça permet aux populations d'avoir beaucoup de gammes. Elles peuvent manipuler tout ce qu'ils veulent. C'est pour les permettre d'avoir les moyens de paiement. La Banque centrale a cette obligation. Le fait d'avoir une nouvelle série de 20 000 c'est surtout pour la sécurité parce que dès que ç'a commencé avec la police, la gendarmerie et des informateurs on a reçu des billets photocopiés. Quand ils prennent ils nous amènent, malgré qu'on est présenté les billets à la télévision.  Il reste au moins deux ou trois éléments de sécurité que la Banque centrale dispose si des gens discutent sur un billet c'est ce que nous, nous appelons des éléments d'authentification. Surtout les billets on a des éléments comme ça. Les billets de 20 000 c'est pour cela et les billets de 2 000 sont venus combler les gammes de billets"

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"Vous savez, pour aller de l’avant, il faut changer, il faut avoir une méthode, une vision. Cette vision a permis à monsieur le gouverneur d’apporter des changements sans précédents. S’il faut les citer, je vais commencer par chez moi à l’agence principale. En 2011, on était dans un système comptable qui était dépassé. Avec les observations, le système a été changé avec l’introduction en 2014 du T24. Et, nous avons mis en place tous les éléments qui permettent de donner une force au système de paiement. C’est pourquoi, un Directeur Général a été nommé pour présider aux destinées du système national de paiement. C’est pourquoi aussi nous avons créé d’autres systèmes pour améliorer les services à l’agence principale, notamment l’ACPCH. Aujourd’hui, nous avons mis en place le RTGS. Il n’y a pas longtemps, messieurs les ministres de l’Economie et celui du budget, avec monsieur le gouverneur de la banque centrale, sur instructions de monsieur le Président de la République, ont demandé que toutes les recettes de l’Etat qui passaient d’une main à une autre comme effet à payer, soient désormais payées à la banque par RTS. Ceci dit, tout citoyen domicilié à une banque qui veut payer des recettes douanières ou fiscales est amené à s’adresser à sa banque pour passer par le RTGS. Le RTGS est le règlement général des gros montants. Donc, tous ces éléments sont venus améliorer le système de paiement et renforcer la sécurité des recettes de l’Etat. Aujourd’hui, quand vous venez à l’agence principale, vous verrez que tout est fait pour satisfaire au mieux les clients. Autre élément important parmi les changements apportés, c’est la création du guichet unique"

Ibrahima Kalil Diallo

 

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