A LA UNELibre Opinion

Attention ! Le cas Jerry Rawlings est l’exception d’une mauvaise règle générale en Afrique

L’argumentation qui consiste à porter l’entière responsabilité de l’échec de la Guinée sur les acteurs politiques, relève soit de la méconnaissance de notre histoire ou d’une stratégie de diabolisation à des fins inavouées.

En effet, une dynamique associant des acteurs politiques et syndicaux a conduit notre pays à l’indépendance en 1958 sous le leadership de feu Ahmed Sékou Touré, ancien syndicaliste reconverti en politique. Son règne absolu et totalitaire a duré 26 ans.

À sa mort en 1984, l’échec de son système s’est symbolisé par la prise du pouvoir par l’armée à travers le Comité Militaire du Redressement National (CMRN). Une transition de neuf(9) ans a accouché d’un régime militaire dirigé d’une main de fer par le feu Général Lansana Conté pendant 24 ans au total.

De 2008 à 2010, la transition militaire du CNDD a également reproduit les mêmes pratiques criminelles de la gouvernance. L’échec de cette deuxième transition s’est materialisé aussi par l’arrivée au pouvoir de l’opposant Alpha Condé.

De 2010 à 2021, sous la gouvernance de celui-ci, les civils et militaires ont gouverné par une convergence d’intérêts à travers un “deal” tacite au détriment du peuple. Pour s’en rendre compte, il suffit de voir les allocations budgétaires, l’opacité des dépenses publiques, le train de vie des gouvernants et la garantie d’impunité dont ils étaient bénéficiaires.

A LIRE =>  Dr Ousmane Kaba aux opposants du CNRD: «laissons ces jeunes militaires nettoyer ce pays avant de le donner à un civil»

Alors c’est absurde de poser l’avenir de la Guinée sous la forme d’une illusion de type “Laissez l’armée nettoyer et les politiques viendront après”, comme si les faits historiques nous rassurent d’un possible miracle.

Ce qui est plutôt mieux à faire est que chacun reste à sa place et joue correctement son rôle pour l’intérêt de la Guinée. Et pour cela, il faut rendre le pouvoir au citoyen en lui donnant la possibilité de choisir les dirigeants auxquels il souhaite confier son destin. Ce mécanisme s’appelle élections libres, transparentes et inclusives.

Aliou BAH
#MoDeL

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