Les réactions se multiplient depuis l’annonce du bail  du port autonome de Conakry à la société turque ALBYRAQ. Joint  au téléphone par notre rédaction, Chérif Mohamed Abdallah  président du groupe organisé des hommes d’affaires (GOHA) a dénoncé un manque de transparence dans la signature de ce contrat.

« Comme depuis toujours, il y a un total manque de transparence dans ce qu’on fait dans ce pays. Sinon, dans les conditions normales, quand il y a des actions comme ça, on ne doit pas les faire en catimini. C’est normal de privatiser si on le veut quand on a des sociétés fiables qui peuvent changer la physionomie du port, améliorer les conditions de vie et de travail des employés et les activités des opérateurs économiques. Mais, si on le fait en catimini en prenant des sociétés comme ça qu’on a même pas l’habitude d’entendre parler dans la gestion des ports à travers l’Afrique et ailleurs dans le monde, c’est grave d’où notre réticence par rapport à ce dossier. Est-ce que les travailleurs ne seront pas licenciés ? Est-ce qu’ils seront reconduits par la nouvelle société? Ce sont des questions que nous nous posons étant donné qu’il s’agit d’une société privée qui sera libre de faire ce qu’elle veut. Nous n’avons pas encore reçu la copie du contrat. On pensait, qu’avec toutes les relations que nous avons notamment avec la directrice du port, le minimum était de nous informer de ce qui se passe », a-t-il regretté.

Aux dires du patron du GOHA, sa structure n’a pas été contacté ni par les autorités du port, ni par le syndicat qui est en train de contester.

Selon lui, s’il y a un problème au port, les activités des opérateurs économiques seront complètement perturbées surtout avec les engagements qu’ils ont avec des banques, des partenaires à l’extérieur et leurs clients.

 

« Bref, cela va perturber les activités des commerçants à tous les niveaux. Dès le départ, l’État devait associer tous les acteurs et expliquer aux Guinéens les avantages de ce bail parce que si c’est fait pour les guinéens, tous les citoyens ont le droit de savoir de quoi il s’agit. Mais, s’il n’y a pas de transparence, c’est ça le hic. C’est sûr et certain que le jour où on saura réellement ce qui se passe, on va agir conséquemment », a-t-il prévenu.

Et Monsieur Chérif de conclure : « lorsque nous aurons la copie de ce contrat, si on ne nous donne pas les justificatifs nécessaires, nous allons prendre les dispositions qui s’imposent ».

Mamadou Aliou Barry pour Aminata.com

Tel : (+224) 622 304 942

 

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