Abdourahamane Bakayoko acquitté dans une affaire de viol après fait plusieurs années de prison
Abdourahamane Bakayoko acquitté dans une affaire de viol après fait plusieurs années de prison

Président du modeste parti politique dénommé les Démocrates Guinéens (DG), l’ancien journaliste  Abdourahmane Bakayoko (sur la photo) a passé la nuit de ce vendredi 8 mars 2019 hors de prison.

Le jeune leader qui n’hésitait pas à mettre sur son dos à la fois les partisans du chef de file de l’opposition Cellou Dalein Diallo et les inconditionnels du chef de l’Etat Alpha Condé a été acquitté «au bénéfice du doute» le même jour  par la Cour d’appel de Conakry.

Il avait été condamné par Tribunal de première instance de Dixinn à 5 ans de réclusion criminelle «pour des faits de viol présumé» qu’il a toujours niés avant d’être jeté en prison le 19 juin 2017.

A sa sortie de prison, le jeune leader politique a déclaré que ce qui lui fait le plus mal, ce n’est pas le temps passé entre les quatre murs de la prison de Coronthie à Conakry pour un crime de viol qu’il n’a «pas commis», «mais dit-il, ce (…) qui me torture depuis plus de 30 ans, c’est la prison dans laquelle se trouvent plus de 90 pour cent, c’est-à-dire plus de 10 millions de guinéens. Parce que pour moi, tout guinéen qui n’a pas les moyens et le droit de se rendre quand il le veut en France, en Allemagne, en Angleterre, au Canada, aux Etats Unis et dans n’importe quel pays du monde est en prison et je ne voudrais pas mourir avant de libérer ces 90 pour cent de mes concitoyens. C’est pourquoi, je n’ai pas dormi en prison. J’ai beaucoup travaillé là-bas. J’ai élaboré de nombreux et importants projets de développement que des amis à moi sont prêts à financer. Et, si l’actuel ou le prochain président de la République accepte leur réalisation, la Guinée, malgré son énorme retard, pourra rattraper des pays comme le Maroc en moins de 10 ans. Que Dieu bénisse la Guinée!»

Voici formulée la toute première déclaration d’après-prison du leader des DG.

Notons qu’avant cet «acquittement au bénéfice du doute», M. Bakayoko s’était fendu un message original de «pardon» devant les jurés de la Cour d’appel qui recueille présentement un grand écho tant sur le plan national qu’international (Cf. Le Populaire n°655 du lundi 25 février 2019, page 2).

Reste maintenant à Bakayoko de situer l’opinion sur ce que sera sa prochaine action dans l’arène politique guinéenne infestée ces temps-ci par un défaut d’idéal arc-bouté sur un changement continu de langage et de position dont sont devenus champions certains de ses leaders.

Par Le Populaire