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YOMOU: un vrai calvaire pour les usagers de la route Diécké-N’zérékoré 

Sur une distance de 64 kilomètres seulement, certains véhicules passent trois jours dans la boue avant de rallier Nzérékoré vice-versa. Sur une distance de 64 kilomètres seulement, certains véhicules passent trois jours dans la boue avant de rallier Nzérékoré vice-versa. Donc, l’état de dégradation de la route pendant cette fin de saison hivernale a atteint un niveau inquiétant. C’est pourquoi les citoyens de la sous-préfecture de Diécké qui relève de la préfecture de YOMOU, une zone industrielle où est basée la Société Guinéenne de Palmier à Huile et d’Hévéa (SOGUIPAH) souffrent le martyr pour joindre la ville N’zérékoré, la capitale régionale. De surcroît en cette fin de saison hivernale.

De nos jours, plusieurs transporteurs ont préféré garer leurs véhicules jusqu’à la fin de l’hivernage. C’est le cas de Kaba Condé secrétaire général de la Section Syndicale du transport et mécanique général de Diécké.

« Nos véhicules sont garés parce que la route n’est pas en bon état. Lorsqu’on force la situation c’est pour tomber en panne. Moi personnellement j’ai décidé d’arrêter tous les véhicules qui sont sous ma responsabilité. J’ai demandé aux chauffeurs de ne pas forcer la situation. Nous nous débrouillons actuellement dans les marchés hebdomadaires pour pourvoir subvenir aux besoins de nos familles en attendant. Nous demandons à l’Etat de nous aider. Parce que chaque année, la route N’Zérékoré-Diécké est impraticable pendant la saison hivernale. Il faudrait que l’Etat prenne des dispositions avant la pluie. La SOGUIPAH qui nous aide à refaire souvent la route n’a pas beaucoup de moyens cette fois ci. Notre vie dépend de N’zérékoré, quand la route est coupée, on souffre beaucoup.

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Cet autre chauffeur rencontré à Diécké abonde dans le même sens.

Nous souffrons beaucoup sur cette route. Nous demandons au gouvernement et à Mamadi Doumbouya de nous aider à arranger cette route. Quitter ici pour nous rendre à Nzérékoré, nous pouvons faire deux à trois jours, bloqués dans la boue. Il y a plus de 50 camions remorques qui viennent transporter du caoutchouc sur cette route.

Certains de ces mastodontes peuvent nous bloquer durant 3 jours sur cette route. Il y a certains chauffeurs qui ont garé leurs véhicules. Mais nous qui n’avons pas de moyens, nous sommes obligés de forcer la situation. On affronte cette boue au quotidien. C’est très compliqué. Si la route est en bon état, moi Laye je fais 1h 20 à 30mn d’ici Nzérékoré. Mais maintenant là on fait trois jours d’ici Nzérékoré » déplore Laye Touré, un chauffeur.

Souleymane Diallo a son camion remorque englué sur cette route depuis 24h. Il a frôlé le pire. Il raconte leur mésaventure.
« C’est depuis hier que nous sommes là. La tête de notre remorque a glissé. On a failli chuter. Nous transportons du caoutchouc. Le chauffeur s’est déplacé pour trouver une grue pour nous tirer. Depuis hier, moi je suis là. On souffre », nous a confié Souleymane Diallo, apprenti.

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Diécké est l’une des sous-préfectures les plus fréquentées de la région forestière. Située à la frontière Libérienne, plusieurs véhicules passent par là pour rallier la Guinée. De nos jours, le litre de carburant est vendu à Diécké à hauteur de 14.000GNF le litre, à cause dit-on de l’état de dégradation très poussée de la route.

Stéphane François Tato depuis N’zerekore pour Aminata.com

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