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L’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) et la famille Keita s’inquiètent du sort de Mohamed Lamine arrêté par un groupe des gendarmes lors d’une manifestation de l’opposition le 27 août 2012. Un responsable de ce parti qui a requis l’anonymat joint par téléphone par notre rédaction craint le pire car selon lui, la brutalité policière au cours des marches politiques a coûté la vie à beaucoup de ses collègues.

A l’en croire, généralement, les prisonniers sont soumis à des tortures dans le but d’extorsion d’aveux. « Nous avons eu des informations qui nous ont fait savoir qu’il était violenté au moment de son arrestation. Je crains pour sa vie  surtout avec ce régime répressif », fustige ce cadre de l’UFDG.
Mohamed Lamine Keita, militant actif, est considéré comme l’un des plus radicaux de cette formation politique. Il a plusieurs fois participé aux manifestations hostiles au pouvoir d’Alpha Condé. Il est décrit comme un homme intègre qui rejette toute idée ethnocentriste. Ce qui lui a valu d’être qualifié de « traitre » au sein même de sa communauté pour avoir milité à l’UFDG, un parti dirigé par un opposant Peulh.
D’après une source à l’UFDG, il est l’un des principaux mobilisateurs lors des manifestations de l’opposition réunie au sein du Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition et de l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP).

Le jour de son arrestation, il aurait dirigé la confection des bandéroles, pancartes sur lesquelles sont écrits des slogans hostiles à Alpha Condé et à Waymark, l’opérateur sud africain dont l’opposition réclame le renvoie. Le 27 août, parmi les manifestants Mohamed Lamine Keita a affronté les forces de l’ordre décidées à faire respecter l’interdiction de la marche. Selon des nombreux témoins, il a été violemment bastonné, sa tête rouée des coups par des matraques. Un autre groupe des policiers s’est empressé pour le ligoter jusqu’à d’après un témoin son évanouissement. Il aurait été embarqué dans un camion des gendarmes avec certains opposants à une destination inconnue.

Depuis, aucune nouvelle n’a filtré sur le sort de ce jeune opposant au régime du président Alpha Condé. Les principaux leaders de l’opposition dénoncent des mécanismes mis en place selon eux par les autorités enlevé pour organiser des fraudes aux élections législatives. Ils réclament des garanties pour un scrutin libre et transparent. Reste à savoir jusqu’où ira ce bras de fer qui a déjà fait une dizaine des morts et des centaines de blessés.

 

Zoom de Aminata.com

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