Violences à Conakry : des bérets rouges aperçus à Bambeto

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Alpha Oumar Diallohttp://aminata.com
Alpha Oumar Diallo est journaliste de formation. Issu de l'Institut Supérieur de l'Information et de la Communication (ISIC), ce jeune pétri de talents et d'objectivité a travaillé dans de nombreuses rédactions en Guinée et a collaboré avec de médias étrangers. Passionné de l'écriture, il traite régulièrement des sujets d'actualité en toute impartialité et fait des analyses objectives.

La grève des enseignants continue de paralyser le secteur éducatif guinéen. Depuis quelques jours, les élèves manifestent pour réclamer leurs maîtres. Ce lundi 5 novembre 2018, des mouvements d’élèves ont été signalés à Bonfi sur l’autoroute Fidel Castro et l’axe Hamdallaye-Cosa.

Le régime d’Alpha Condé fait face à une double crise. Le débrayage dans le système de l’éducation et les manifestations d’opposition paralysent le pays. Le pouvoir fait de son mieux pour étouffer toute contestation. Les violences du régime d’Alpha Condé se poursuivent à Conakry. La répression va bon train, les forces de défense et de sécurité continuent dans les violences contre les opposants du pouvoir en place. Depuis plusieurs mois, l’opposition a fait une ouverture démocratique à travers l’organisation et la prise en compte effective des résultats des urnes ses principales défis.

Cependant, les manifestations se poursuivent et se ressemblent souvent avec ses corollaires de répressions policières.  En Guinée, le régime ne ménage pas ses opposants. Entre des tirs à balles réelles, des disparitions soudaines, des emprisonnements, des intimidations et des menaces de mort, le pouvoir utilise tous les moyens pour étouffer les contestations. Des bérets rouges de la garde présidentielle ainsi que les forces de l’ordre sont mis à contribution dans le cadre de la répression contre les partisans de l’opposition notamment de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG).

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Fatoumata Cissé a vu son unique fils de 23 ans victime des violences inouïes de la garde présidentielle d’Alpha Condé. Souleymane Cissé a été blessé dans l’une des manifestations de l’opposition. Il a vu sa jambe amputée après avoir reçu une balle réelle. “J’étais avec un groupe de manifestants quand des militaires ont fait irruption en tirant sur nous. J’ai été blessé au niveau de la jambe. Et aujourd’hui, je suis handicapé à vie“, regrette le jeune Cissé.

Victime de la politique de répression du pouvoir en place, des centaines d’opposants (militants de l’opposition) ont été obligés de quitter le pays. C’est le cas de Mamadou Bachir Barry, jeune militant du principal parti de l’opposition, membre influent de l’UFDG à Koloma et de la Synergie de communicants radios du parti connus pour ses interventions verbales très critiques à l’endroit du régime d’Alpha Condé dans les stations radios privées de la place. Après avoir fait l’objet de menaces de mort et d’agression, il a pris la route de l’exil.

Aujourd’hui ses collègues ainsi que ses parents de Conakry à Labé s’inquiètent de son sort. A Koloma son nom est sur toutes les lèvres de ses collègues sympathisants de l’UFDG. Ils sont d’autant plus inquiets que surpris de la disparition soudaine  de celui qu’ils appellent affectueusement « Hali-gogha » (qui signifie en pular « le véridique » ndlr). “A ce jour nous ne connaissons pas où il est parti. Ici [Koloma ndlr] il a échappé à plusieurs fois à la mort”, murmure un de ses amis.

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Comme Mamadou Bachir Barry, des centaines d’opposants ont fui à l’étranger notamment dans les pays limitrophes en Sierra Leone, au Sénégal et ailleurs dans le monde. Malgré les condamnations incessantes des organisations des droits de l’homme, le régime de Conakry fait la sourde oreille et réprime dans le sang toute contestation à son autorité.

Zézé Enema Guilavogui pour Aminata.com

zezeguilavogui661@gmail.com
Tel(+224)622344542

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