Des militaires guinéens lors du coup d'Etat après la mort de Lansana Conté
Des militaires guinéens lors du coup d'Etat après la mort de Lansana Conté (photo d'illustration)

La grève des enseignants continue de paralyser le secteur éducatif guinéen. Depuis quelques jours, les élèves manifestent pour réclamer leurs maîtres. Ce lundi 5 novembre 2018, des mouvements d’élèves ont été signalés à Bonfi sur l’autoroute Fidel Castro et l’axe Hamdallaye-Cosa.

À Bambeto, en plus des policiers et gendarmes déployés, des bérets rouges de l’armée guinéenne ont été aperçus.

Ces militaires vont-ils participer à la répression des manifestations sur cet axe jugé favorable à l’opposition guinéenne ? Cette hypothèse n’est pas à écarter d’autant plus qu’il y a quelques jours, en marge d’une manifestation des opposants, d’autres bérets rouges avaient été vus sur cet axe avec des armes à feu aux côtés des policiers.

Et pourtant, dans un communiqué, la hiérarchie avait intimé les militaires à rester dans les casernes.

Depuis 2011, 98 jeunes ont été tués par les balles des services de sécurité sur l’axe Hamdallaye-Bambeto-Cosa-Kagbelen.

Mamadou Aliou Barry pour Aminata.com

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