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Validation de la candidature d’Antonio Souaré : en porte à faux avec la FIFA, la Guinée risque gros

La Commission électorale de la FEGUIFOOT, en validant la candidature de Monsieur Antonio Souaré, président sortant, s’est royalement moquée du Peuple de Guinée.

L’article 33 paragraphe 4 des statuts de la Fédération Guinéenne de Football stipule que, les membres du Comité Exécutif doivent « Ne pas avoir été jugé coupable de violation du Code d’éthique de la FIFA, et/ou de la CAF et/ou de la FGF durant les cinq (05) années précédant la candidature »

Et l’article 7 du Code électoral quant à lui, nous dit que « La commission électorale est responsable de la stricte application du code électoral, des règlements et des directives de la FGF »

Ces 2 articles, pourtant très claires, ont été purement et simplement bafoués par la commission électorale de la FGF.

Les faits nous disent que des procédures d’enquête ont été ouvertes le 25 juillet 2017 pour violation possible du code d’éthique de la FIFA, contre M. Mamadou Antonio Souaré , Président de la Fédération Guinéenne de Football (‘’FEGUIFOOT’’) depuis le 28 Février 2017, membre de la Commission sur le Statut des Joueurs depuis le 18 Janvier 2017 et  président de la Ligue Guinéenne de Football Professionnelle (‘’LGFP’’) entre le 4 Novembre 2015 et le 21 Février 2017, et du Horoya Athletic Club entre 2012 et 2017.

Les procédures d’enquête ont été clôturées le 29 Janvier 2021 et ont confirmé la violation par Antonio Souaré du code d’éthique de la FIFA.  Le rapport et les dossiers d’enquête (‘’Rapport Final’’) ont été subséquemment transférés à la chambre de jugement de la Commission d’Ethique de la FIFA

M. Souaré a reconnu les faits et a demandé au Président de la chambre d’enquête de la FIFA le 10 février 2021, l’application d’une sanction par consentement mutuel ou de plaider coupable, conformément à l’art. 67 par. 1 du code d’éthique de la FIFA, et à la chambre de jugement de suspendre les procédures. Le 1er Mars 2021 un Accord de plaider coupable est envoyé au président de la chambre de jugement pour analyse. L’Accord de Plaider Coupable signé par M. Souaré et le président de la chambre d’enquête est ainsi ratifié par le président de la chambre de jugement ainsi que ses conditions sont incorporées dans le jugement. L’Accord de Plaider Coupable deviendra effectif immédiatement à la notification du jugement à M. Souaré et la sanction convenue est finale et contraignante. M. Souaré devra payer l’amende convenue de 20.000 francs suisse dans un délai de 15 jours à compter de la notification du présent jugement.

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Que signifie donc « Accord de Plaider Coupable » ?

Il s’agit d’une reconnaissance préalable de culpabilité,  appelée aussi « plaider-coupable ».  Pour qu’un tel accord soit possible il faut que l’accusé reconnaisse les faits et qu’il soit d’accord pour être jugé de cette façon. Dans le bureau du procureur, une peine est ainsi proposée au mis en cause, assisté de son avocat. S’ils l’acceptent il y aura une courte audience publique, où le président du tribunal rendra une ordonnance d’homologation. Il s’agit d’une véritable décision de justice qui permet de raccourcir les délais de jugement.

En conclusion, Mamadou Antonio Souaré, Président sortant de la FGF a plaidé coupable pour violation du code d’éthique de la FIFA, il a été jugé et condamné.

A ce titre il est sous le coup de l’article 33.4 des statuts de la FGF «  Ne pas avoir été jugé coupable de violation du Code d’éthique de la FIFA, et/ou de la CAF et/ou de la FGF durant les cinq (05) années précédant la candidature »

La commission électorale présidée par une des proches du président sortant, a délibérément fait fi de cet article et a violé par conséquent l’article 7 du code électoral qui dit que  « La commission électorale est responsable de la stricte application du code électoral, des règlements et des directives de la FGF »

La balle se trouve désormais dans le camp de la commission électorale de recours.

Nous rappelons que cette commission est présidée par un certain Boubacar (ou Aboubacar) Kaba, conseiller juridique de la Ministre du Plan et du développement économique. Nous apprenons par ailleurs que le candidat Boubacar Touré, serait sur le point de le récuser ou de lui demander de se récuser lui-même, par ce qu’il est prouvé qu’il est le frère d’un membre du comité exécutif de la FEGUIFOOT réputé être proche du président sortant.

 

Nous comprenons maintenant pourquoi la procédure de mise en place de ces commissions a été mise en cause par le directoire de campagne du président KPC après l’assemblée générale extraordinaire du mois dernier. Souvenez-vous qu’à la suite de cette AGE, KPC et son équipe ont rejeté les résultats issus des travaux de la dite assemblée. Il est vrai que lorsque nous avons d’un côté un président de commission qui fait campagne pour la réélection du président sortant, et de l’autre, un autre président de commission qui a des liens familiaux avec un membre du bureau exécutif tout aussi proche du président sortant, on ne se fait pas d’illusion quant à la sincérité des travaux issus de ces commissions.

Le peuple de Guinée tout entier, la FIFA et la CAF ont désormais les yeux tournés vers la commission électorale de recours.

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