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Une équipe d’ aminata.com est allée à la rencontre d’un chercheur scientifique qui a réussi une invention reconnue sur le plan international depuis 2008. Son nom est Dr Mawiatou Diallo. Il a inventé ce qu’il appelle le “Mawi” qui est une unité de mesure de sentiments.

L’entretien avec ce respectable scientique a porté sur le mode de l’utilisation de cet outil ainsi que des questions comme celles liées à la recherche en Guinée ou à l’assistance accordée aux chercheurs. Lisez donc cet entretien à bâtons rompus.  

Aminata.com (AC) : Bonjour Docteur, présentez-vous à nos aimables lecteurs.

Mawiatou Diallo (MD) : Je me nomme Mawiatou Diallo née en 1949 à Togadhé dans Timbi Madina dans la préfecture de Pita. Je suis sorti de l’école nationale de la santé de Guinée en 1971. J’ai eu a travailler successivement dans la région administrative de Mamou, notamment à Wourékaba. Je faisais la médicine générale, j’étais d’ailleurs chargé de la médecine d’hospitalisation et en même tant chargé de la formation des brigades sanitaires. Ensuite, chargé de la formation en secourisme des écoles nationales vétérinaire de Mamou. En 1976, je suis revenu comme chef de service du dispensaire. Dans la même année, je suis venu à la région administrative de Conakry 3 comme chargé de la gestion du personnel en même temps médecin généraliste. J’ai aussi travaillé à la radio avant de prendre ma retraite en 2001.

Depuis votre retraite qu’est-ce que vous faites ?

Mawiatou Diallo, comme vous le constatez après avoir pris ma retraite. J’avais commencé à faire des recherches sur le comportement depuis 1971 que j’ai poursuivies après ma retraite jusqu’à trouver qu’il y’avait des possibilités d’amender les comportements des enfants à venir c’est-à-dire les futurs bébés. Donc, à partir de là j’ai inventé une unité de mesure de sentiment, « le Mawi » et j’ai cherché à retrouver, à quantifier le Mawi au niveau de la cellule parentale les spermatozoïdes à partir desquels j’ai inventé un dispositif d’appui à la reproduction sélective humaine. Un dispositif qui aide à programmer la période de fécondité de la femme et la période de libération de la cellule conséquente du comportement chez l’homme.

Au jour d’aujourd’hui, je suis en train de chercher les moyens pour pouvoir vulgariser cet appareil et sa commercialisation. Raison pour laquelle, j’ai préféré aller à la retraite au moment où je peux monter certains escaliers et ne pas laisser m’épuiser complément avant d’aller à la retraite. Pour le moment, je fais aussi un bricolage à domicile, notamment des protèges dentaires, qui sont appréciés par certains clients à partir desquelles je soutiens ma famille.

C’est quoi le Mawi ?  Et dites-nous son utilité.

Le Mawi est une unité de mesure de sentiments, c’est un comportement que l’on adopte pendant 3 heures et d’une façon habituelle qu’on appelle le Mawi.  L’appareil qui programme le Mawi est appelé le Mawiomètre qui est un dispositif d’appui à la reproduction humaine.

Comment cet appareil est utilisé ?

Pour utiliser le mawiomètre, il suffit de programmer l’appareil à la période de fécondité de la femme c’est-à-dire au moment de ses règles sur un cadrant. Ensuite, on programme là, le nombre de jours des règles et la période de fécondité. On situe ce cadrant-là dans un mois linéaire ou un mois grégorien. C’est en ce moment qu’on voit les possibilités lorsqu’on retrouve le comportement de l’homme. Et en tournant ensemble les cadrans on peut trouver la période de fécondité qui est conforme à la libération des cellules de l’esprit comportementale chez l’homme pour prétendre avoir un enfant de comportement similaire.

Vous parlez de période et de règles, et pourtant chaque femme a son cycle menstruel ?

C’est vrai les calendriers diffèrent. Les calendriers de la femme dans ses règles se sont de calendriers privés et personnels. Certaines parmi elles connaissent le mois grégorien d’autres le mois linéaire. Toutes les femmes n’ont pas le même cycle, il y a des femmes de 25, 26 jours il y a des femmes de 31 voir 32 jours, mais on prend toujours la moyenne qui est de 28 jours.
Donc, la libération des cellules qui portent les indices du comportement constaté se fait à 72h, c’est-à-dire le 3ème jour (de la fin) des règles de la femme. Et là on peut prétendre avoir un enfant s’il résulte de cette cellule-là qui a le comportement du père constaté.

De quel comportement voulez-vous parler ?

Vous savez le comportement est quelque chose qui a été toujours étudié depuis des millénaires. Hippocrate avant Jésus Christ avait classé le comportement en 4 groupes qui sont : les mélancoliques, les colériques, les lemmatiques et les sanguins. Les biologistes aussi ont replacé ces comportements en 3 catégories à savoir : les excitables, les prenables et les équilibrés.

Le comportement  est l’humeur, c’est-à-dire l’affectivité des individus à un moment donné pour traverser une étape ou une autre, l’esprit qu’il adopte. Cet esprit comportementale vari chez les individus. Il y a une modulation affective. C’est-à-dire de temps à temps vous êtes contents, de temps à temps vous êtes énervés, de temps à temps vous avez peur. Aussi il arrive à certains moments où vous êtes modérés, équilibrés, normaux vous n’avez rien qui vous fait peur, ça c’est à l’état normal. Mais il faut tenir compte des variations parce que chez certains, les excitations vont jusqu’à un pôle très élevé qui mène à des crises. La peur aussi peut amener la personne à descendre jusqu’à un pôle très dépressif jusqu’à la privation de la vie. Donc, la variation là aussi agit sur le reflex ou sur les cellules parentales.

Avez-vous réussi à obtenir le brevet de l’invention du Mawi ?

Oui, lorsque j’ai préparé ce dispositif d’appui à la reproduction sélective, j’ai été assisté par le bureau guinéen de droit d’auteurs  (BGDA) au niveau du ministère de l’industrie en la personne de M. Ousmane Kaba qui est très engagé et qui m’a apporté un grand secours à l’obtention de mon brevet d’invention délivré par l’OAPI dont le numéro est 1200822 le 25/01/2008. Qui je profite de votre micro pour lui rendre hommage.
Mais chez nous, avoir le brevet signifie beaucoup de choses. Il faut trouver les moyens pour pouvoir fabriquer l’appareil et le commercialiser.

Depuis 2008 vous avez obtenu le brevet d’invention, où en êtes-vous pour son industrialisation et de sa commercialisation ?

Depuis que j’ai reçu le brevet, j’ai tenté de rencontrer certaines institutions, mais jusqu’à présent ces démarches n’ont pas abouti.  Parce que, les pays qui sont membres de l’OAPI ne disposent pas d’industries pouvant fabriquer les appareils à la micromécanique c’est-à-dire les petits appareils. En Guinée, avant qu’on ne puisse comprendre, ils m’ont orienté vers le centre de pilote d’Entag pour la fabrication de l’appareil. J’ai dit que l’appareil en miniature est  la sous forme d’une montre à bracelet, ou sous la forme d’un petit téléphone. Donc, le centre pilote ne peut pas fabriquer un tel appareil. Ils sont partis fabriquer une plaquette (ndlr : Il nous la montre). Mais je vous avoue que la maquette que j’ai élaborée était mieux que celle  qu’ils ont eu à faire. Donc, jusque-là on n’a pas trouvé les moyens à pouvoir fabriquer l’appareil.

N’avez-vous pas bénéficié d’appui de la part de l’Etat guinéen ?

Jusque-là je pouvais dire qu’il y a eu des amis qui ont accepté de collaborer avec moi et m’apporter certaines idées depuis la direction nationale de la recherche scientifique des années 87 en me donnant des documents et m’assister dans certaines recherches, mais dire qu’un appui financier, je n’ai jamais reçu.  Cependant, cette invetion étant guinéenne, je pense que le pays aura beaucoup à gagner à tout point de vue s’il assume son industrialisation. Ce serait et le veux un porte-bonheur scientifique pour notre la Guinée, plus connue comme précurseur des indépendances sur le continent que pays leader dans le domaine scientifique et technologique. Je crois que c’est un défi qu’on peut relever ensemble, chacun dans son domaine.

Et de la part des partenaires au développement ou des organismes spécialisés?

Je n’ai pas rencontré de partenaires qui pourraient m’assister dans ce domaine. Mais j’en veux bien maintenant.

Dites-nous les difficultés que vous avez rencontrées afin de réaliser cette invention?

Nous avons d’abord eu le problème d’observation de comportement selon les différents milieux de différentes familles où, j’ai eu a observer 53 familles totalisant 241 personnes aussi bien qu’en ville qu’en campagne quelques fois dans les bas-fonds. Où, j’étais obligé d’aller passer des jours auprès de certaines familles, les observer, et surtout ne pas intervenir, ne pas influencer mais observer les gens tels qu’ils sont, ne pas donner même tort à celui qui a tort ne pas appuyer la raison même de celui qui a raison.
Il y a eu assez de difficultés d’acceptation. Certains se demandent pourquoi je suis là. Mais, je n’ai pas à dire pourquoi je suis venu. Je répondais seulement en disant que je suis venu chez vous vous saluer.

Aussi d’autres difficultés, est que je n’ai pas eu les moyens matériels d’assistance pour faciliter les déplacements. En plus, je n’ai pas trouvé les moyens de faire les examens ici en Guinée. Des fois, je suis obligé de les envoyer en Union Soviétique ou au Canada. Des pays qui m’ont même envoyé des documents sur ce que j’avais besoin sur le problème de réflexe conditionné à travers leurs instituts. Ils m’ont donné une référence dans les aventures incroyables du cerveau. Des documents que j’ai exploités pour faire mes recherches.

Avez-vous d’autres projets de recherches en cours ?

Projets de recherches actuellement, je n’en ai pas parce que je n’ai pas trouvé des moyens de bénéficier des recherches déjà faites. Alors, c’est si on arrivait à classer cela quelque part que je pourrai m’occuper d’autres choses.

En tant que médecin généraliste, avez-vous pensez à faire des recherches sur le Sida ?

Je n’ai pas pensé à faire des recherches particulières sur le Sida, j’accompagne d’abord si les gens me disent qu’ils ont trouvé telle ou telle, je mets en observation si je ne trouve pas de résultats convaincants on met de côté et on suit le programme international en cours. Toute fois, je pense qu’un jour ce remède sera trouvé pour servir et sauver l’humanité.

Est-ce que le Mawi est seulement appliqué au niveau de la fécondité ou bien on peut l’appliquer en dehors de cette fécondité ?  Par exemple vous avez des enfants récalcitrants on veut changer leur comportement, est-ce qu’avec le Mawi c’est possible ?

C’est une très bonne question que vous avez poseé, le mawiomètre lorsqu’on est informé qu’un comportement que vous développez chez vous, dans votre cerveau que ce comportement-là peut agir sur la genèse des cellules parentales, vous allez vous méfier de garder de mauvais comportements. Parce que, personne ne peut dire qu’elle va réagir mal lorsqu’il est excité négativement. Mais, s’il sait qu’en gardant la réaction négative pendant longtemps, cette réaction va agir sur la genèse des cellules et donner des enfants de ce comportement-là, il va l’abandonner très tôt et garder les bons comportements et leur réaction à partir du mawiometre. Si vous trouvez que le comportement que vous adoptez est rentable pour vous et pour votre famille, vous continuez à l’adopter.

Lorsqu’on est informé qu’en gardant et en développant le comportement il va agir sur la genèse des cellules et peut arriver à la progéniture on va se méfier de certains comportements dans son propre cerveau tels que : la paresse, la persévérance dans l’ignorance, la malhonnêteté,…. Et chercher de bons esprits tels que : l’amour du travail, la curiosité, l’honnêteté,…. Parce que c’est là le problème, lorsque vous parlez de sperme à revendre c’est-à-dire lorsqu’on parle de bébés éprouvette, on cherche à prélever des spermes de personnalités, de savants, de grands artistes, de gens en tout cas qui se font beaucoup remarquer. Dont avec lesquels, on prétend certainement qu’en prenant leurs spermes des cellules de cet homme en ce moment qu’on aurait donné naissance à d’autres enfants qui allaient lui  ressembler.

Alors, tel n’a pas été le cas à travers les études que j’ai faites, ces études-là ont montré qu’au moment que le savant faisait ses recherches, il avait des comportements de curiosité, de persévérance, de comparaison de quelqu’un qui a un objectif et qui veut arriver à cet objectif. Mais une fois qu’il a son résultat, il ne développe plus la curiosité, il développe un esprit de satisfaction, de prétention et de grandeur. Donc, quand vous prélevez des cellules en ce moment, vous ne faite que des enfants prétentieux.

Est-ce que vous avez un appel à lancer à l’endroit des autorités de notre pays, à l’endroit des organismes spécialisés pour valoriser l’outil que vous venez d’inventer ?

Je demanderai à l’autorité de la place et aux institutions de la place de nous aider à faire la vulgarisation de cet outil. Aussi à pouvoir enseigner dans les écoles que le comportement nocif peut être développé et sera mauvais pour un pays. Un comportement productif qui crée le développement, qui crée la cohésion, qui crée le travail est un comportement sanitaire à développer. Il faut savoir que chacun est maitre de son esprit. Chacun doit réfléchir pour savoir quoi faire.

Donc, l’Etat doit nous aider à enseigner cela dans les écoles. Il doit nous aider à calmer les esprits, calmer les esprits ce n’est pas ce qu’on dit souvent changement, changement, ce n’est pas un changement, c’est plutôt une amélioration qu’on veut. C’est-à-dire savoir améliorer les comportements. Mais aussi et surtout créer les conditions permettant à l’intéressé de s’énerver moins, que l’intéresse aime son travail qu’il puisse être satisfait de son travail. Je demande à ce que l’Etat à toutes les bonnes volontés à travers les fondations qui oeuvrent dans ce cadre, puissent  nous porter secours dans le comportement des hommes, m’aider en particulier à la fabrication et à la commercialisation de cet appareil d’utilité publique d’importance capitale pour nous et surtout pour nos chers enfants et nos futures progénitures.

Merci docteur.

C’est à moi de vous remercier.

Propos recueillis par Abdallah Baldé et Oumar M’Böw
655351235/622624545

NB: A la demande de nombreux lecteurs, nous donnons le contact de notre interviewé. Vous pouvez contacter Dr Mawiatou Diallo au numéro +224 622 969 899

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