Syligate: à ce que je sache jusqu’à preuve du contraire ! (Par Thierno Oumar Diawara)

Le journaliste Thierno Oumar Diawara
Le journaliste Thierno Oumar Diawara

Depuis l’élimination “prématurée” du syli national de Guinée à la 32ème édition de la CAN Egypte 2019, par les Fennecs d’Algérie, le 19 juillet 2019, des commentaires et autres réactions vont bon train. Curieusement, la plupart des réactions s’est focalisé sur le vice-président de la Fédération guinéenne de football, en la personne d’Amadou Diaby alors qu’il y a des sujets plus importants qui devraient faire l’objet d’enquêtes ou de critiques.

En guise d’exemple, la gestion du budget salé, débloqué par le gouvernement guinéen via le ministère des sports, passe malheureusement sous silence. Nonobstant les instructions du PM Kassory pour clarifier la gestion de plus de 86 milliards de nos francs. Pourtant, c’est l’argent du contribuable guinéen qui serait dilapidé par un groupe d’individus, se croyant au dessus de la loi ou supérieur aux autres Guinéens que nous sommes. En Guinée, on a pris l’habitude de se concentrer sur le détail en minimisant l’intérêt du bas peuple.

Revenant sur le cas d’Amadou Diaby à travers la sanction de la commission d’éthique de la Fédération, force est constater que c’est une sanction de trop, pour ne pas dire une décision visant uniquement à écarter définitivement l’homme de la chose sportive qu’il maitrise comme la paume de sa main. L’on se rappelle de ses tournois de détection qui ont largement contribué à valoriser des talents cachés à l’international. Alors Amadou Diaby n’a-t-il pas contribué pour la réussite de la plupart de nos internationaux ?

Selon certains observateurs, cette sanction de la commission d’éthique ne repose sur aucune preuve matérielle, en tout cas qui puisse exister à l’état pur. Pour reprendre un adage : “Lorsque deux adversaires, l’un vient se plaindre avec un œil caché, ne lui donne pas raison avant d’avoir vu le second qui a peut être perdu ses deux yeux”. Et c’est exactement, le scénario qui aurait été joué dans le verdict rendu par la commission d’éthique. Aux dires des avocats d’Amadou Diaby, ce dernier réclame toujours en vain sa confrontation avec l’entraineur déchu Paul PUT devant les enquêteurs.

En attendant que ladite commission ne revienne sur sa décision qui devrait être disciplinaire, à mon avis, la présidence de la Fédération guinéenne de football doit procéder à un toilettage complet de toutes ses instances dirigeantes pour le bonheur de notre football à nous. C’est imminent ! Car le football guinéen se porte mal ce, en dépit des investissements colossaux accordés à ce secteur au détriment de la culture, reléguée elle, au second plan ou encore qui constitue le dernier souci de nos dirigeants.

Tenez ! Un autre handicap dans le décollage de notre football, c’est aussi et surtout le manque de patriotisme de la majorité de nos internationaux. Leur prestation sur le terrain, à l’occasion de la dernière CAN en fait foi. A ce niveau aussi, les autorités en charge du football guinéen doivent en faire une des priorités.

En somme, Amadou Diaby est une goutte d’eau dans l’affaire Féguifoot et dans laquelle, si volonté de transparence il y en avait, mettrait en cause tous les gestionnaires du football guinéen.

Thierno Oumar Diawara, Journaliste/thierno.diawara@guineerealite.com