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Avec ses 300 km des côtés, la Guinée dispose d’énormes potentialités pour le développement de la pêche. Le secteur, par manque de politique et de stratégie de gouvernance adéquate, est confronté à des difficultés diverses qui l’empêchent de se développer.

C’est dans ce cadre qu’une délégation du Bureau international du travail (BIT) basé à Dakar conduite par son directeur est actuellement à Conakry. François Murangira et sa suite ont conféré ce mardi 14 mars 2017 avec le Conseil national du patronat guinéen (CNP) notamment, les acteurs de la pêche artisanale.

L’objectif de la mission est d’avoir une vision claire sur ce secteur stratégique en termes de création d’emploi pour les jeunes et en termes de valorisation de la scène jusqu’à la consommation. «Nous pensons que c’est un secteur qui a une potentialité énorme, fertile. Nous sommes en contact avec l’Union européenne ici à Conakry, mais aussi au niveau de Bruxelles pour voir comment utilisés les fonds mis en place par l’UE pour développer des programmes afin d’essayer de s’attaquer à la migration des jeunes. Ce sont des fonds d’urgence qu’on essaie de capter pour la Guinée pour que le pays puisse répondre aux aspirations des jeunes».

Au cours de cette consultation préliminaire, la délégation cherche à avoir, entre autres: des informations, mais aussi des appuis du secteur privé et des appuis politiques pour planifier un programme solide, cohérent et intégré pour aider la Guinée à trouver des solutions aux problèmes de l’emploi des jeunes.

Au cours de la réunion, la pollution, le manque de financement, les difficultés d’accès au crédit et le manque d’hygiène ont été identifiées comme étant les véritables problèmes auxquels le secteur de la pêche est confronté. Alors, le chef de la délégation a souligné que si les conditions d’hygiène ne sont pas remplies, le poisson ne peut pas être exporté.

Les acteurs de la pêche demandent à être associés dans la prise des décisions concernant la réglementation de leur secteur d’activités. Le président de la CONAPEG, Thiangui Diallo déplore que cela ne soit pas toujours le cas en Guinée. il suggère une franche collaboration entre les autorités et les acteurs de la pêche. «Si nous sommes partie prenante à ces décisions, c’est nous-mêmes qui allons tout faire pour appliquer les réglementations. Quand on parle de pêche, on parle de gérer rationnellement le secteur. Les professionnels sont conscients que ce secteur nous appartient et que donc nous devons bien le gérer. Nous en avons la possibilité, la volonté et les moyens. Mais, il faut que l’administration comprenne aussi qu’il faut un dialogue franc avec nous».

Cette rencontre entre le BIT et le CNP intervient en moins d’un mois de l’atelier qu’ils avaient organisé à Conakry en partenariat avec l’OIE et la FOPAO sur la problématique de l’emploi des jeunes en Guinée.

Abdoul Malick Diallo

+224 655 62 00 85

dialloabdoul110@gmail.com

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