Massacre du 28 septembre: « il y a une nécessité absolue d’aller vers le procès  », estime Bah Oury

Ban Oury, vice-président exclu de l'UFDG
Ban Oury, vice-président exclu de l'UFDG
Le dossier des massacres du 28 septembre continue à trainer dans les tiroirs de la justice guinéenne. Ce vendredi 27 septembre 2019, le président de la commission politique des forces vives, créée pour contrer le pouvoir militaire à l’époque, Bah Oury, a apporté des précision chez nos confrères d’Espace fm.
Ce mouvement Forces vives qui a appelé le peuple de Guinée dans la rue pour chasser les militaires après près d’une annee de reigne regroupait l’écragente majorité des forces de ce pays, notamment les forces politiques, des forces syndicales et celle de la société civile.
Selon le noiveau président du parti UDD la manifestation du 28 septembre 2009 n’est pas une manifestation qu’un seul parti peut s’approprier, c’est une manifestation qui est une propriété de l’ensemble des forces sociales politiques et syndicales de ce pays.
« Donc, les victimes sont les victimes de l’ensemble des guinéens. Parfois j’entends des tiraillements entre différents groupes au cours de cela. Les victimes sont des citoyens guinéens qui ont repondu à l’appel des  forces vives et beaucoup entre eux ont laissé leur vie, sans conter les femmes », a indiqué Bah Oury.
Par rapport au procès qui traine depuis 10 ans, il a laisser entendre  qu’il faut que les choses se fassent dans les règles, dans un environnement de sérénité pour que le procès puisse permettre à ce qu’on ne puisse plus revenir encore avec des tragédies de ce genre.
« Donc, il y a une nécessité absolue d’aller vers le procès du 28 septembre 2019», a-t-il estimé.
Poursuivant, il a insisté la dessus en disant: «ministre de la reconciliation nationale en 2008, nous avions pensé qu’à l’époque par rapport au procès concernant les massacres du 22 janvier 2007 qu’il fallait privilégier l’action de la justice de reparation et de la compensation et la justice transactionnelle pour ne pas aller dans une direction penale ou risque de créer des suggestibilités ou des blocages qui risqueraient de faire basculer dans de mauvais sens», a rencheri l’ancien ministre de la reconciliation nationale avant de dire qu’à ce niveau là avec la commission, le ministère, les Nations Unies et beaucoup de leaders politiques et civils de ce pays, ils ont organisé une conférence qui regroupait ensemble des acteurs y compris l’i’stotution militaire au mois d’août 2008, de la manière la plus symbolique, la plus solannelle, l’institution militaire a demandé pardon au peuple de Guinée.
»Nous avons pensé que c’était suffisant mais malheureusement, on a vu moins d’un an plus tard que ce n’était pas suffisant et la nécessité pour laquelle j’insiste pour qu’il y ait une justice pénale, c’est pour que ça, s’enracine dans nos mentalités en tant que peuple et en tant que dirigent, c’est surtout des dirigents qui sont responsables de massacre, puisse que c’est sont eux qui donnent l’ordre. Et cela n’est plus acceptable aujourd’hui, demain et ni après demain», a précisé Bah Oury.
 
Ibrahima Sory BARRY pour Aminata.com
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