Toi qui de loin chante tes fils
Toi qui de près pleure tes fils
En ce jour maman, reçoit moi dans tes prières
Car, loin de tes mamelles mes yeux inquiets
S’embuent de ta splendeur.
Tu es celle qui, ses seins tremblent
Lorsque mon cœur est en ébranle
Reçoit ton enfant toujours enfant
Car à ton égard, il  demeure enfant.
Maman par le corps
Maman par le sang et par le cœur
Que puis-je chanter que SEDAR n’a pas Chanté ?
Que puis-je vanter que LAYE n’a pas vanter ?
Moi qui peine parce que mal compris
Moi qui saigne parce que soumis
Ah !acceptes moi dans ma galère passagère
Acquiesce-moi dans ma souffrance étrangère.
Tu sais maman  tes larmes
Sont incapable de dénaturer ton charme
Souvient toi, enfant je pleurais de courage
Car, changer la situation de ma lignée est, depuis ma rage.
Maman tu es celle qui a  souri  à mes promesses
Je t’assisterai à jamais dans tes détresses
Je déchirerais tes rires fétides
Crois moi je détruirai tes rudes.
Maman dans tes rêves songe à ton fils
Si loin, si proche avec ses rimes riches.
Alpha Abdoulaye Diallo extrait de « les Vers du printemps », AMINATA.COM