Les opposants du pouvoir en place en Guinée sont redescendus dans la rue ce jeudi 29 novembre 2018 pour protester contre le non-respect des accords du 8 août dernier. Comme ses précédentes manifestations, leur marche a été étouffée une nouvelle fois dans l’œuf. Les opposants ont été gazés par des forces de l’ordre pendant qu’ils se rendaient à l’esplanade du stade du 28 septembre leur point de départ pour se rendre à l’esplanade du palais du peuple.

Après cette répression, ils étaient obligés de rebrousser chemin. Ils se sont rendus au domicile du chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo pour en faire le bilan.

A cette occasion, ils se sont prononcés sur la répression dont ils ont fait l’objet.

A l’absence du leader de l’Union des forces Démocratiques de Guinée (UFDG), en mission à Dakar (Sénégal), c’est son vice-président qui s’est exprimé au nom de l’opposition républicaine.

A cette occasion, il a saisi de l’opportunité pour condamner avec la dernière énergie ces ‘’exactions’’ avant d’annoncer la poursuite du combat, quels que soient les moyens de répression du pouvoir en place.

Selon lui, ils ont l’impression d’être dans la jungle. C’est une honte pour le pays.

«  La manifestation devait commencer à l’esplanade du stade du 28 septembre. Pour un gouvernement qui se respecte, il nous aurait laissé évoluer jusqu’à l’esplanade du palais du peuple », a déploré Fodé Oussou Fofana avant de dire son impression face au détachement des forces de l’ordre à leur encontre, quelle haine ces gens-là sont venus ? », s’est-il interrogé.

Pour lui ces agents de sécurité avaient une intention : « Ils avaient même l’intention de tuer. Heureusement, il n’ont pas réussi ».

Malgré étouffement à nouveau de leur manifestation, le député de l’UFDG a souligné qu’une rencontre des leaders, aura lieu dans les prochains jours à l’issue de laquelle, des nouvelles dates de série de manifestations seront annoncées.

Ibrahima Sory BARRY pour Aminata.com

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