
Hadja Koumanthio Zeinab Diallo : « la paix ne concerne pas que les femmes »
Invitée de l’émission ‘’tindhe et tassande’’ c’est à dire face à face de la radio Espace Foutah Hadja Koumanthio Zeinab Diallo récemment choisie pour représenter la REFMAP dans son combat pour la restauration de la paix a dû essuyer plusieurs questions autour de la nouvelle confiance dont elle se voit investie et dans la façon dont elle compte gérer les activités qui seront bientôt siennes .
« l’intention de vouloir instaurer la paix dénote qu’il y a une absence de paix. Il y a d’abord un acte nominatif qui a été soumis au gouverneur de région maintenant les outils de travail et le cahier de charge restent à définir.
Mais moi j’ai déjà entamé des démarches par rapport à contacter les partenaires qui agissent dans le domaine, aussi tous nous savons les pistes à explorer pour atteindre la paix.
Moi , de mon point de vue lorsqu’il y a un incendie et que d’un des côtés il y a un sapeur qui se bat à l’éteindre et que de l’autre il y a un pyromane, le maitriser devient difficile.
La paix implique une éducation citoyenne, une sensibilisation, entre voisins ou concitoyens il peut survenir des couacs furtifs mais il ne faut pas s’y attarder en faire des rancœurs ou des haines à long terme.
Il y a des choses que les moyens seulement ne peuvent pas atteindre immédiatement , et nul ne peut se targuer ou promettre dont il ne maitrise pas les implications.
Nous espérons jouer un rôle en poular avec des institutions comme la baïonnette intelligente déjà sur le terrain et d’autres encore pour ajouter notre concours.
Certes , en amont les femmes ministres et parlementaires ont impulsé la dynamique et elle ne concerne pas que les femmes.
Certaines dérives sociales sont dues au manque d’emploi des jeunes mais il y a aussi le fait que les frustrations répétées et accumulées font déborder le vase.
En définitive, chacun doit porter un idéal de paix pour la nation et comme le dit un proverbe poular ,les bonnes actions antérieures servent de bouclier aux erreurs à venir.
Encore une fois nous n’avons rien programmé d’abord mais au lieu de d’attendre que les problèmes éclatent pour tenter d’apaiser , il faut agir en amont, être en phase avec les citoyens, s’enquérir et consulter et surtout partager. »
Ousmane K. Tounkara pour Aminata.com



